Quand les cellules racontent leur histoire
Dans leur laboratoire, Pauline Garcia et Maya Sottolichio mènent une série d’expériences pour observer les différences entre les cellules saines et malades. Une question les guide: qu’est-ce qui, au niveau cellulaire, empêche les muscles de se réparer normalement chez les personnes atteintes de DM1?
«On commence par cultiver les cellules extraites des biopsies», précise Pauline Garcia. «Ensuite, on les fait proliférer pour en avoir une quantité suffisante pour ensuite analyser leur métabolisme grâce à différents tests.»
L’un des outils clés de cette phase de l’étude est un appareil appelé Seahorse, qui mesure la consommation d’oxygène des mitochondries, «centrales énergétiques» des cellules. Si leur fonctionnement est perturbé, cela pourrait expliquer la faiblesse musculaire.
À l’aide de techniques comme l’immunofluorescence, les chercheuses peuvent aussi visualiser les protéines et les noyaux à l’intérieur des fibres musculaires, ce qui leur permet de comparer l’activité et la structure des cellules malades à celles des cellules saines.