Le babillard

Une BLSH plus verte et moins coûteuse

Un ouvrier effectue le changement de luminaires à la BLSH

Ce printemps, près de 3000 tubes fluorescents de la Bibliothèque des lettres et sciences humaines (BLSH) ont pris le chemin du recyclage après avoir été remplacés par autant d’ampoules écoénergétiques à DEL. Mené par la Direction des services techniques de la Direction des immeubles (DI), en collaboration avec la division Gestion des projets d’infrastructure du même service, ce projet met en lumière le type d’économies possibles lorsqu’on procède à des changements d’apparence anodine.

Une bibliothèque fort gourmande

L’emblématique bibliothèque construite en 1987 est un endroit particulièrement gourmand en matière d’éclairage. «Le bâtiment compte sept étages, 27 753 mètres linéaires de rayonnages et 988 places de travail assises», précise Fadila Kihoul, cogestionnaire du projet pour la DI. Puisque les ampoules à DEL consomment de 70 à 90 % moins d’énergie que les ampoules halogènes, on comprend aisément l’économie potentielle.

Ce qui surprend davantage, ce sont les économies de main-d’œuvre que rend également possible une telle mise à jour. «La majorité de l’éclairage provenait de tubes fluorescents dont la durée de vie est d’environ un an, précise Mme Kihoul. Avec 3000 luminaires à entretenir, nous avions besoin d’envoyer un électricien sur place près de quatre jours par semaine!» Conçues pour durer au moins 15 ans, les ampoules à DEL seront beaucoup moins exigeantes envers les équipes de la DI!

Pas de fermeture pour les bibliothèques!

Changer une ampoule n’est pas en soi une tâche complexe. S’attaquer à 3000 luminaires en même temps, c’est une autre histoire. D’autant plus qu’il n’était pas question de fermer la bibliothèque, un service essentiel pour la communauté étudiante et celle de la recherche. «Lorsque nous procédons à ce type d’intervention, nous avons l’habitude de fermer ou de condamner des sections d’un bâtiment. La complexité relevait donc de la présence simultanée des usagers, du personnel de la bibliothèque et des travailleurs du chantier», selon la gestionnaire de projet. La DI a toutefois accepté de mettre son chantier sur pause pendant deux semaines, le temps des examens de fin de session d’hiver. 

Des économies de près de 23 %

La DI songeait depuis plusieurs années à moderniser l’éclairage de ce pavillon. Le programme Solutions efficaces d’Hydro-Québec a contribué à rendre possibles l’achat de matériel ainsi que le déboursement pour les frais de main-d’œuvre. Heureusement, ces dépenses seront équilibrées par une hausse considérable des futures économies en électricité. «Nous savions que la BLSH consommait beaucoup d’énergie pour assurer son éclairage, mais nous ne pensions pas faire des économies d’une telle ampleur», admet Fadila Kihoul. En avril 2025, la facture d’électricité du pavillon était de 28 850 $. Un an plus tard, après le remplacement de 80 % des ampoules, la facture tombait à… 6600 $.

Une économie de près de 23 %, disons que ça surprend. Si bien que, lorsque la facture allégée est arrivée chez les collègues des finances, ces derniers ont immédiatement communiqué avec la DI: «Votre compteur électrique doit être défectueux, il y a une erreur dans votre facturation», se sont-ils inquiétés!

La DI envisage-t-elle de reproduire l’exercice dans d’autres pavillons du campus de la montagne? «Absolument», s’empresse de répondre Mme Kihoul. D’ailleurs, le projet de remplacement des tubes fluorescents au pavillon Lionel-Groulx a déjà été approuvé. Les travaux devraient débuter cet automne.

28 sept. 2026
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