Le rendez-vous avait été donné au centre de santé Pikogan, qui signifie «tipi», comme ceux qu’on voit à l’arrière du bâtiment. Chaque bureau est désigné en langue anichinabée – médecine générale, infirmerie, hygiène dentaire, psychologie… Au total, une quarantaine de services et programmes sont offerts aux quelque 600 personnes établies sur le territoire de la communauté de Pikogan. Pour les chirurgies et autres soins, les patients sont transportés à l’hôpital Hôtel-Dieu d’Amos.
En ce matin du 29 août, les quatre étudiants de l’externat longitudinal intégré à Amos (voir l'autre texte) discutent entre eux et échangent avec les résidents qui participent aussi à cette journée spécialement conçue pour eux. Une semaine plus tôt, les nouvelles recrues avaient franchi les centaines de kilomètres qui les séparent de leur lieu d’origine – Laval, Sorel-Tracy, Saint-Séverin et Lorrainville.
Sophie-Anne Savard, Kimberlie Paul-Boulanger, William Francœur et Charlie Dupras passeront la prochaine année à exercer la médecine à Amos et à vivre au rythme des gens de la région. Dans le cadre de leur stage, ils seront appelés à prodiguer des soins aux côtés des médecins de famille qui se rendent environ une fois par semaine dans la réserve de Pikogan, située aux portes de la ville.
En guise d’introduction, la responsable des soins infirmiers, Jessica Poirier-Petiquay, leur lance une injonction amicale: «Il faut faire des activités de plein air et profiter de la nature, sinon, en Abitibi, vous risquez de trouver le temps long.»
Ça tombe bien, nos quatre externes ont l’esprit aventurier!