Une diplômée de l’UdeM nommée Schmidt Science Fellow

Par UdeMnouvelles
En 5 secondes La neuroscientifique Alicia Dubinski, diplômée de l’UdeM, obtient la prestigieuse bourse Schmidt Science Fellows pour entreprendre un stage postdoctoral interdisciplinaire à l’étranger.
Spécialiste de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), Alicia Dubinski s’est intéressée au rôle des granules de stress et de la pathologie TDP-43 dans la mort progressive des motoneurones.

L’Université de Montréal compte une nouvelle diplômée parmi les jeunes scientifiques qui se distinguent sur la scène internationale. La neuroscientifique Alicia Dubinski, qui vient de soutenir son doctorat en neurosciences au Centre de recherche du CHUM dans le laboratoire de la professeure Christine Vande Velde, a été nommée Schmidt Science Fellow, l’une des bourses postdoctorales les plus prestigieuses au monde. 

Ce programme international, soutenu par Schmidt Sciences en partenariat avec le Rhodes Trust, appuie chaque année un nombre restreint de jeunes chercheuses et chercheurs jugés capables de transformer leur domaine. Il vise à favoriser des parcours interdisciplinaires audacieux en offrant aux lauréates et lauréats la possibilité d’explorer un nouveau champ de recherche après leur doctorat. 

«J’ai été profondément honorée d’apprendre la nouvelle, souligne la lauréate. Cette reconnaissance représente énormément pour moi, non seulement comme une étape importante sur le plan personnel, mais aussi comme le reflet du mentorat, de la collaboration et du soutien qui ont façonné mon doctorat. Je ne serais pas là sans cette communauté.» 

La SLA sous la loupe

Spécialiste de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), Alicia Dubinski s’est intéressée au rôle des granules de stress et de la pathologie TDP-43 dans la mort progressive des motoneurones.  

Dans les cellules nerveuses saines, la protéine TDP-43 remplit des fonctions essentielles liées à la régulation des gènes. Chez les personnes atteintes de la SLA, cependant, elle se déplace anormalement du noyau cellulaire vers le cytoplasme, où elle s’accumule en agrégats toxiques. Ce phénomène est observé chez plus de 97 % des patients et contribue à la dégénérescence des motoneurones qui contrôlent les muscles – un mécanisme encore mal compris, au cœur de la quête de traitements contre cette maladie incurable. 

Lauréate d’une bourse de stagiaire de la Société canadienne de la SLA et de bourses fédérales hautement compétitives, Alicia Dubinski a déjà publié ses travaux et présenté ses résultats dans plusieurs forums scientifiques, se taillant une place remarquée parmi la relève en neurosciences. 

Grâce à la bourse Schmidt Science Fellows, elle entreprendra un stage postdoctoral de 12 à 24 mois dans un nouveau milieu de recherche à l’étranger. Le programme offre un soutien financier pouvant atteindre 110 000 $ US par année, ainsi qu’un parcours intensif de formation en leadership scientifique. 

«Grâce à cette bourse, j’ai l’opportunité de repousser les limites traditionnelles pour intégrer les neurosciences à l’ingénierie et développer de nouvelles approches pour comprendre et détecter plus précocement les maladies neurodégénératives. Mon objectif est de concevoir des outils novateurs qui nous rapprochent d’interventions efficaces pour tous les patients», conclut Alicia Dubinski. 

Cette reconnaissance souligne également le calibre de la formation en neurosciences offerte à l’UdeM et l’expertise développée au sein du laboratoire dirigé par Christine Vande Velde.

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