Le babillard

«In memoriam»: Brigitte Schröder-Gudehus

Professeure au Département de science politique de la Faculté des arts et des sciences, Brigitte Schröder-Gudehus est décédée le 19 avril 2026.

Née à Blankenburg, en Allemagne, en 1931, Brigitte Schröder-Gudehus a passé une partie de sa jeunesse en Allemagne de l’Est. 

Ayant été témoin de plusieurs tragédies du 20ᵉ siècle, elle a choisi la science politique pour tenter de les comprendre. C’est ainsi qu’elle a rejoint clandestinement l’Allemagne de l’Ouest, puis qu’elle s’est inscrite au doctorat à l’Institut des hautes études internationales de Genève, où elle a obtenu son diplôme en 1966. 

Engagée par la suite comme professeure au Département de science politique de l’Université de Montréal, Brigitte Schröder-Gudehus a mené une carrière saluée internationalement dans les domaines de la politique étrangère, de la politique des sciences, de la diplomatie scientifique et des expositions universelles. Elle est reconnue comme une pionnière dans ces champs de recherche.

Parallèlement à l’enseignement et à la recherche, elle a joué un rôle très important dans la création et la direction d’organisations vouées au développement de ces secteurs d’études. Elle a notamment été à l’origine de la fondation de l’Institut d’histoire et de sociopolitique des sciences de l’UdeM. Cet institut a été une référence internationale en sociopolitique des sciences. Elle l’a dirigé pendant plusieurs années et l’a défendu avec acharnement lors de sa fermeture entraînée par des coupes budgétaires. Entre 1989 et 1991, elle a été directrice du Centre de recherche en histoire des sciences et des techniques à la Cité des sciences et de l’industrie, à Paris. Durant la même période, elle a également été nommée directrice de recherche associée au CNRS.

Parmi ses nombreuses publications – livres et articles – figurent deux ouvrages phares dans le champ de la politique des sciences: Les scientifiques et la paix: la communauté scientifique internationale au cours des années 20, parus aux Presses de l’Université de Montréal en 1978, et Les fastes du progrès: le guide des Expositions universelles 1851-1992 (avec Anne Rasmussen), publiés chez Flammarion en 1992.

Le Bureau des communications et des relations publiques remercie le Département de science politique pour sa précieuse contribution à la rédaction de cet article.

11 mai 2026
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