Parmi les six millions de Juifs exterminés pendant la Seconde Guerre mondiale, plus de 75 000 ont été déportés de la France. Au lendemain de la guerre, les survivants ou leurs ayants droit ont pu faire une demande de titre de déportés politiques auquel s’est ajoutée la mention «Morts en déportation» en 1985. Des dizaines de milliers de dossiers ont été constitués dans cet objectif.
Pourquoi faire une telle demande? C’est l’une des questions que se pose Virginie Wenglenski dans sa recherche doctorale qui a pour titre «Les temps de l’archive: étude des documents d’archives des dossiers individuels de victimes de déportation de la Division des archives des victimes des conflits contemporains en France» et qu’elle réalise sous la codirection d’Yvon Lemay, professeur à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information de la Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal, et de Bénédicte Grailles, maître de conférences en archivistique à la Faculté des lettres, langues et sciences humaines de l’Université d’Angers.