Protéger les droits des consommateurs et inspirer de bonnes pratiques
Le secteur financier est un domaine où la mathématisation des processus de décision est largement répandue et bon nombre d’organisations publiques et privées souhaitent depuis plusieurs années intégrer des principes éthiques de l’intelligence artificielle.
«Or, peu d’entre elles sont en mesure de convertir ces principes en lignes directrices concrètes pour une mise en place responsable de l’IA et la protection des droits et intérêts des consommateurs de produits financiers et pour assurer la stabilité et l’équité des marchés», souligne le professeur Dilhac.
C’est dans ce contexte que l’AMF a amorcé une réflexion sur l’utilisation responsable de l’intelligence artificielle l’an dernier. Le travail que Marc-Antoine Dilhac a entrepris avec ses collègues du CIRANO et de Fin-ML s’est effectué en trois étapes:
- désignation et analyse des cas d’usage pertinents et des principaux enjeux éthiques;
- consultation citoyenne sur l’IA en finance;
- proposition de recommandations à l’AMF pour l’encadrement de l’intelligence artificielle.
Le rapport final est une synthèse de ces différentes étapes et servira de guide aux établissements financiers désireux d’appliquer concrètement ces principes éthiques.
«J’ai participé à cet exercice en raison de la mission publique de l’Autorité, de son rôle de protectrice des droits et des intérêts des consommateurs et de sa capacité à inspirer de bonnes pratiques, ajoute M. Dilhac. Et il faut applaudir l’ambition intellectuelle dont l’AMF a fait preuve en se dotant d’un réel cadre de référence pour susciter la réflexion sur la régulation du secteur.»