Une question de sang
«Dans notre étude, nous avons filmé en temps réel la rétine de la souris et nous avons constaté une réduction marquée du diamètre des capillaires. L’apport sanguin à l’échelle des péricytes était aussi diminué dans les yeux présentant une pression intraoculaire élevée, le principal facteur de risque du glaucome», indique Adriana Di Polo.
L’équipe de recherche a montré que «le dysfonctionnement des péricytes altère l’apport sanguin, provoquant la mort des cellules ganglionnaires de la rétine, les neurones qui relient la rétine au cerveau, ce qui entraîne finalement une perte de vision».
Autre découverte importante: «Les nanotubes à effet tunnel interpéricytaires, des tubes très fins utilisés par les péricytes pour communiquer entre eux, étaient également endommagés dans les yeux présentant de l’hypertension et contribuaient au dysfonctionnement neurovasculaire observé dans le glaucome», explique Luis Alarcon-Martinez.