Une campagne «extraordinaire»… marquée par la division
Premier à prendre la parole, Thomas Mulcair a soutenu que l’actuelle campagne revêt un caractère «extraordinaire» étant donné que l’électorat québécois a le choix entre cinq principaux partis.
«Si l’on considère que les intentions de vote pour la Coalition Avenir Québec [CAQ] s’élèvent à 38 %, cela signifie que plus de 60 % de la population souhaite un changement… qui n’arrivera pas compte tenu de la division des quatre partis d’opposition», a souligné l’ancien professeur invité du Département de science politique de l’UdeM.
Pour Chantal Benoît-Barné, la campagne s’avère intéressante notamment «parce qu’on assiste à une communication à cinq chefs dont la maîtrise du discours – la rhétorique – est très bonne».
Signalant que c’est «la première campagne à cinq partis compétitifs», Frédérick Bastien a dit relever «des éléments plus marqués de violence et de manque de civisme dans la population auxquels les candidats sont confrontés».
Pour Thomas Mulcair, certains chefs ont eux-mêmes des propos qui sèment la division au sein de la population. «Assimiler l’immigration à la violence, même si François Legault s’est excusé, est un propos qui contribue à la division, laquelle fait partie de la stratégie politique du chef de la CAQ», a-t-il mentionné.
S’intéressant au point de vue de l’électeur dans ses travaux de recherche, Frédérick Bastien a fait remarquer que le comportement électoral des Québécois a évolué au cours des 20 dernières années: «Avant, l’enjeu de la souveraineté s’imposait tandis qu’aujourd’hui il est davantage question de la gestion de la diversité culturelle et religieuse ainsi que des changements climatiques et les partis se recentrent et affichent leurs différences.»