L’évangélisme québécois: une sous-culture du choix
Dans son article, Benjamin Gagné situe le mouvement évangélique québécois, dont la première génération de convertis est apparue dans les années 1970.
«Au moment où la société se modernise notamment avec la sécularisation qui crée un effritement du pouvoir religieux sur les institutions […], des milliers de jeunes Québécois issus du baby-boom se convertissent à l’Évangélisme au début de la vingtaine, écrit-il. Ce réveil évangélique coïncide avec les années de prospérité économique et la montée du nationalisme et celle des mouvements contre-culturels du Nouvel Âge.»
Mais avec la récession qui survient au cours de la décennie suivante, les idéaux collectifs – tout comme le mouvement évangélique québécois – perdent de la vitesse. De sorte que, selon des statistiques qui datent de 2011, celui-ci serait composé de 150 000 à 200 000 personnes réunies en trois sous-groupes principaux: les baptistes, les pentecôtistes et les évangéliques (non déclarés ailleurs). Plus récemment, des statistiques de 2021 indiquent un déclin dans tous ces groupes.