Préparer son esprit comme son corps
Après un baccalauréat en kinésiologie, la jeune femme a été préparatrice physique quelques années, majoritairement chez les footballeurs. «Mais j’ai réalisé que ce que j’aimais vraiment, c’était le lien avec l’athlète», raconte-t-elle. Elle est alors retournée aux études pour faire une maîtrise en psychologie du sport appliquée.
Elle a ensuite été recrutée par l’UdeM pour mettre sur pied un véritable volet consacré à la préparation mentale, une spécialisation dont on réalise de plus en plus l’importance, au même titre que la préparation physique et la nutrition. «On met l’accent sur des habiletés, attitudes, perspectives et procédés mentaux et émotionnels dans le but d’optimiser les performances bien sûr, mais aussi le bien-être», décrit Sarah Brisson-Legault.
Son travail vient d’être reconnu par l’Association canadienne de psychologie du sport (ACPS), qui lui a décerné le Prix du jeune professionnel, remis à un consultant en santé mentale en début de carrière influent dans son domaine. «Je suis très fière, mais aussi surprise. Comme beaucoup de gens, je suis critique envers moi-même et je cherche toujours à m’améliorer. Cela étant dit, je suis remplie de gratitude en pensant à cette marque de reconnaissance», insiste Sarah Brisson-Legault, qui mentionne également l’importance du travail d’équipe. En effet, elle travaille avec quatre autres consultants et trois stagiaires à la maîtrise et au doctorat. «Sans oublier les nombreuses personnes qui m’ont aidée dans cette nouvelle carrière», dit-elle.