Nouveaux tests d’évaluation de la performance des cyclistes à la Clinique de kinésiologie

En 5 secondes Un test de VO2 max amélioré et des mesures du rendement mécanique et de la lactatémie pour mieux évaluer la performance des cyclistes sont offerts à la Clinique de kinésiologie de l’UdeM.
Cette nouvelle offre s’adresse aux cyclistes et triathlètes amateurs de haut niveau.

Alors que Montréal est l’épicentre du vélo avec les Championnats du monde de cyclisme sur route, la Clinique de kinésiologie de l’Université de Montréal offre de nouveaux tests d’évaluation de la performance aux cyclistes. La formule comprend un test de VO2 max plus poussé, de même que des évaluations du rendement mécanique et de la lactatémie. 

«C’est une belle occasion de montrer l’expertise de l’Université de Montréal dans le domaine en combinant la recherche et la formation, puisque des étudiants et des étudiantes en kinésiologie de passage à la Clinique pourront se perfectionner dans l’exécution de ces tests», indique Raynald Bergeron, directeur de l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique (EKSAP).

Ils seront sous la supervision d’Hugo Gravel, professeur adjoint de clinique à l’EKSAP. 

La première journée d’évaluation est consacrée au test de VO2 max («V» pour volume, «O2» pour oxygène et «max» pour maximal) sur vélo. L’intensité de l’exercice est augmentée par paliers afin d’amener la personne à un effort maximal dans un intervalle d’environ 15 minutes.

«On mesure de façon directe, avec un masque, sa consommation d’oxygène, explique Hugo Gravel. Elle augmente en fonction de l’intensité, mais, rendue à un certain point, elle plafonne. C’est la limite interne de la personne. Cette valeur est très fortement corrélée à la capacité de performer dans les sports d’endurance et c’est un excellent marqueur de l’état de santé.»

Rendement mécanique et lactatémie

La deuxième séance comprend un test de rendement mécanique. «On mesure l’efficience du pédalage à partir de la quantité d’oxygène consommée à différentes intensités sur le vélo, décrit Hugo Gravel. Plus on augmente l’intensité, plus la quantité d’oxygène consommée augmente. Mais elle varie énormément d’un cycliste à l’autre. Celui qui en consomme moins est avantagé.»

«C’est un peu comme le test de consommation de litres d’essence aux 100 km pour les voitures», illustre Raynald Bergeron. Pour Hugo Gravel, «la résistance mécanique est peu mesurée dans le cyclisme, mais nous pensons que ça peut être pertinent».

Puis, la lactatémie est évaluée à l’effort en prélevant une microgoutte de sang dans le lobe de l’oreille.

«L’accumulation de lactate sanguin est mesurée à différents niveaux d’intensité, ajoute le professeur. Typiquement, une personne très entraînée produit peu de lactate pour une intensité d’effort donnée, alors qu’une personne moins entraînée en produit plus. Quelqu’un qui produit beaucoup de lactate à l’effort ne pourra pas maintenir cette intensité très longtemps.»

Il souligne que le niveau de lactate est très suivi, souvent au moyen d’une courbe, dans les sports d’endurance. «À tort ou à raison, dit-il. Nous souhaitons donner cette information au cycliste, mais de façon très critique, en mentionnant ce que ça veut dire et ce que ça ne veut pas dire. Les résultats de ce test aident à gérer l’intensité d’entraînement et permettent de se comparer dans le temps.»

Clientèle visée

Cette nouvelle offre s’adresse aux cyclistes et triathlètes amateurs de haut niveau, comme les membres de la Fédération québécoise des sports cyclistes et ceux de clubs cyclistes, en quête d’un test de performance rigoureux. 

«L’EKSAP offre le seul protocole d’évaluation physiologique complet en milieu universitaire, précise Raynald Bergeron. Il combine la rigueur scientifique avec un tarif accessible.»

Avant de réaliser ces tests faits à capacité maximale, la Clinique vérifie les antécédents médicaux de la personne au moyen d’un questionnaire. 

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