Une importante question actuelle
Marie Thériault rappelle que l’Assemblée générale des Nations unies a proclamé la période 2022-2032 Décennie internationale des langues autochtones en vue de préserver, de revitaliser et de promouvoir les langues autochtones.
«C’est donc un moment plus qu’opportun pour valoriser les noms géographiques autochtones ici, mais aussi dans le monde. C’est une question de protection du patrimoine universel que constituent les noms de lieux autochtones et aborigènes», plaide-t-elle.
À ce chapitre, elle souhaiterait que l’Université de Montréal, à titre d’université de prestige, se joigne au réseau des établissements d’enseignement de l’UN-GGIM. Elle considère par ailleurs comme fondamental que soit créé un groupe de travail autochtone pour guider l’UN-GGIM et le GENUNG quant aux enjeux des noms de lieux géographiques en langues autochtones sur le plan international, une toponymie héritée entre autres de la tradition orale.
«Seuls les peuples autochtones peuvent faire avancer une telle initiative, précise Marie Thériault. En réalité, comme en témoigne l’héritage transmis par les communautés elles-mêmes, cette toponymie est aussi riche qu’intrinsèque à la réalité des territoires. À noter que le Québec possède depuis 1980 une politique relative aux noms autochtones. Elle a contribué à l’officialisation et la diffusion de plus de 14 500 toponymes autochtones ainsi qu’à la conservation de plus de 27 000 d’entre eux à ce jour.»