Passer de la reconnaissance des savoirs autochtones au partage du pouvoir décisionnel

Par UdeMnouvelles
En 5 secondes À la veille de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, un rapport auquel a contribué Malek Batal recommande de placer le leadership autochtone au cœur des systèmes alimentaires.
Un paysage abstrait aux tons chauds et froids, où des collines ocre et dorées se superposent à des ondulations bleues et grises évoquant l’eau ou la neige.

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Les Premiers Peuples à l'UdeM Article 26 / 26

Comment mieux soutenir les systèmes alimentaires autochtones tout en respectant les connaissances et l’autonomie des communautés? C’est l’une des questions au cœur d’un nouveau rapport du Conseil des académies canadiennes auquel a contribué Malek Batal à titre de membre du comité qui a élaboré le document. Professeur au Département de nutrition de l’Université de Montréal, il est également titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les inégalités en nutrition et santé. 

Intitulé Systèmes de connaissances autochtones et souveraineté alimentaire, le rapport est le fruit du travail d’un comité de huit spécialistes autochtones et non autochtones choisis pour leur expertise, leur expérience et leur leadership.  

Le comité avait pour mandat d’examiner comment les politiques et les mécanismes de gouvernance peuvent soutenir les connaissances autochtones dans le respect des priorités des Premières Nations, des Inuits et des Métis. 

Son constat: reconnaître les connaissances autochtones ne suffit pas. Il faut lever les obstacles qui empêchent les peuples autochtones de prendre pleinement part aux décisions qui les concernent. 

Souveraineté, bien-être et résurgence culturelle

Le rapport met en lumière trois piliers sur lesquels reposent des systèmes de connaissances et des systèmes alimentaires autochtones sains: la souveraineté, le bien-être et la résurgence culturelle. Ces trois dimensions sont étroitement liées au territoire, à la culture et à la transmission des connaissances. 

Les auteurs demandent notamment aux gouvernements d’investir de façon durable et à long terme dans les communautés plutôt que de multiplier les mesures de soutien ponctuelles. Les détenteurs et détentrices de savoirs autochtones et leurs communautés devraient aussi participer aux décisions dès le début des projets de recherche ou des processus de financement qui les concernent.  

Le rapport rappelle ainsi que la réconciliation passe aussi par un véritable partage du pouvoir. Il propose notamment de faire une plus grande place à la prise de décision partagée et de mieux reconnaître les droits des peuples autochtones. 

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