L’intelligence artificielle pour déchiffrer le passé
Dirigé dans son stage par l'archiviste Éléonore Aubut-Robitaille de la DAGI et dans ses études de maîtrise par le professeur d’histoire Mathieu Arsenault, Jean-Olivier Dicaire-Leduc a également bénéficié du soutien de l’équipe du projet Donner le goût de l’archive à l’ère numérique, dirigé par la professeure Dominique Deslandres. Il a utilisé un logiciel libre conçu par une équipe de l'Université d'Innsbruck et nommé Transkribus.
«Une fois le document d’archives numérisé en haute résolution et téléversé dans Transkribus, le logiciel crée des modèles linguistiques à l’aide d’algorithmes d’apprentissage qui, en balayant les écritures, repèrent les mots et les tournures de phrases récurrents et parviennent à en déchiffrer le contenu», explique-t-il.
Dans le cas de la série N de la collection Baby, le décodage était plus complexe, car les documents provenaient de différentes périodes, avaient été rédigés par différents auteurs et traitaient de nombreux sujets.
«Cette série inclut, entre autres, des jugements de cour, des contrats de concessions territoriales, des observations démographiques et des bons de marchandises. Les transcriptions automatiques effectuées par Transkribus comportent certaines erreurs, que j’ai corrigées afin de faciliter la lecture et le balisage», indique Jean-Olivier Dicaire-Leduc.