Premier constat: «Les élèves issus de l’immigration s’en sortent très bien, autant sur le plan de la réussite que sur celui de la diplomation et des résultats aux épreuves uniques», résume Isabelle Archambault. Même s’il reste difficile d’établir des comparaisons, puisque la façon de calculer les indicateurs a changé depuis 2011, les taux de diplomation chez les élèves issus de l’immigration de première et de deuxième génération se sont davantage améliorés au fil des années que chez les autres élèves.
Malgré ces taux de réussite et de diplomation élevés, surtout chez les élèves de deuxième génération, les chercheuses ont constaté que ces derniers étaient deux fois moins souvent inscrits dans les programmes de type enrichis. «Nos données ne sont que descriptives, on n’explique pas quoi que ce soit. Mais on peut quand même se demander pourquoi ces élèves sont sous-représentés», soulève Isabelle Archambault.
Parmi les autres constatations, il y a le fait que les élèves fréquentant certains milieux, par exemple une école de milieu défavorisé ou une école publique (plutôt qu’une école privée), présentent de plus faibles taux de diplomation. «Par contre, il est intéressant de noter que les écarts de diplomation observés en fonction des caractéristiques des écoles sont moins élevés chez les élèves de première ou de deuxième génération par rapport aux autres élèves», observe-t-elle.
Du point de vue des résultats aux épreuves uniques, les élèves de première génération ont des résultats en langue plus faible que ceux des élèves de deuxième et de troisième génération. Mais cela ne les empêche pas d’avoir de meilleurs résultats dans les épreuves de mathématiques, de sciences et d’histoire.