Des résultats contrastés selon le genre
L'un des aspects particuliers de cette recherche est la distinction, entre les filles et les garçons, de l’effet de l’activité physique sur les résultats scolaires.
Chez les filles, la pratique de sports organisés était associée à une augmentation de 7,1 % des chances d'obtenir un diplôme d'études secondaires ou son équivalent; la pratique d’un sport organisé ou d’un sport artistique était aussi liée à l’obtention de meilleures notes. À l'inverse, l'activité physique non structurée chez les filles était associée à une diminution des notes moyennes à l'âge de 18 ans.
Chez les garçons, une seule association ressort des résultats: la pratique d’un sport organisé entraîne une hausse de 14,6 % des chances d’obtenir un diplôme d'études secondaires ou son équivalent à l’âge de 20 ans.
Comment expliquer cet effet du sport organisé?
«La pratique d’un sport organisé nécessite une structure qui s’accompagne de règles et d’objectifs, écrivent les auteurs de l’étude. Encadré par un ou une adulte et souvent pratiqué en équipe, ce type d’activité permet aux enfants d’acquérir des compétences clés – leadership, comportement en groupe, attention prolongée – qui peuvent être transférées dans les cours.»
«Cependant, il faut garder à l'esprit que nos conclusions reposent sur des données recueillies de 1996 à 2001, soit bien avant l'explosion des écrans et des plateformes numériques, avertit Linda Pagani. Les facteurs confondants seraient plus grands et possiblement plus problématiques aujourd'hui.»