«Le principe de base, c’est d’écouter et de nous assurer que nous avons les moyens d’entendre et de comprendre», souligne Annie Pullen Sansfaçon, l’âme derrière l’ambitieux plan d’action Place aux Premiers Peuples de l’Université de Montréal, qui a vu le jour après une série de consultations. L’Université compte actuellement plus d’une quarantaine d’employés autochtones, soit 15 de plus qu’il y a un an, parmi lesquels huit membres du corps enseignant. Quant aux étudiants et étudiantes, on en dénombre près d’une centaine chaque année.
En clair, le chemin vers une université plus accueillante envers les Premiers Peuples est tracé main dans la main avec les parties prenantes, notamment le comité Kwé Kwé du personnel autochtone, le Centre étudiant des Premiers Peuples (CEPP) et le Conseil de gouvernance autochtone, constitué en 2023 et réunissant des personnes autochtones de l’UdeM comme de l’extérieur de la communauté universitaire.
«Plutôt qu’un plan rigide, nous privilégions l’approche par projets structurants», dit Annie Pullen Sansfaçon, vice-rectrice associée aux relations avec les Premiers Peuples depuis mai 2023, au cours d’une entrevue à quelques jours de la Journée nationale des peuples autochtones, le 21 juin.
Déjà, diverses initiatives ont été mises en place autant en enseignement qu’en recherche, sans oublier les arts, qui assurent une visibilité à la culture autochtone.