«Je suis arrivée au Pérou à la fin des années 1990», dit Ingrid Hall, professeure au Département d’anthropologie de l’Université de Montréal. À l’époque, la jeune étudiante en agronomie rêvait de faire de l’anthropologie.
Ce n’est donc pas un hasard si elle s’est intéressée au Parque de la papa, ou parc de la Pomme de terre, dans la région de Cuzco, voué à la conservation de ce tubercule. «Du point de vue anthropologique, il se jouait quelque chose de très particulier autour de la valorisation de la culture de la pomme de terre, sur les plans culturel comme agricole», se souvient-elle.
Pour ces recherches sur le Parque de la papa, qui se sont poursuivies depuis toutes ces années, elle a reçu plusieurs subventions: deux du Fonds de recherche du Québec, une du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et une autre via un projet de l’Agence nationale de la recherche en France. Même si le financement est terminé, Ingrid Hall retournera au Pérou cet été pour boucler la boucle… et ouvrir une autre porte.