Surcharge de travail, hyperconnectivité, relations interpersonnelles conflictuelles ou insatisfaisantes, insécurité financière, conditions de travail difficiles: les jeunes sont confrontés à plusieurs facteurs de stress au travail. C’est ce que révèle une recherche coréalisée par Myriagone – Chaire McConnell-Université de Montréal en mobilisation des connaissances jeunesse et Force Jeunesse, un organisme de défense des droits et des intérêts de la jeunesse du Québec dans l’élaboration des politiques publiques.
Le projet a aussi montré l’importance de créer des lieux d’échange pour les jeunes sur ces questions et de solliciter les parties prenantes pour engendrer des changements.
Alors que, depuis 2021, la Loi sur la santé et la sécurité du travail inclut désormais la prévention des risques psychosociaux liés au travail, c’est-à-dire les stresseurs au travail, la recherche a donné la parole aux jeunes de 18 à 35 ans sur cette question.
La méthodologie utilisée avec les 11 participantes et participants à la recherche qui sont des leaders du mouvement associatif jeunesse québécois a été la photovoix.
«On leur a demandé de prendre des photos qui représentent les facteurs de stress vécus au travail», explique Nancy Beauregard, cotitulaire de la Chaire et professeure à l’École de relations industrielles de l’Université de Montréal.
Cette avenue a été préférée à un questionnaire préétabli par l’équipe de recherche afin de leur laisser une pleine latitude pour présenter leur expérience. «Cela nous a aussi permis d’éviter des angles morts que nous aurions pu avoir», précise la chercheuse.
Qu’en est-il sorti? Une photo de l’application Mail avec 10 005 courriels non lus. Ou encore celle d’un téléphone affichant l’icône de la pile à plat.
Les photos ont été présentées à l’exposition Tous seuls ensemble pour permettre aux jeunes de témoigner de leur expérience auprès d’une trentaine d’organisations jeunesse et de représentants de l’État ou d’un organisme public.