Deux millions pour mieux comprendre et prévenir le cancer colorectal

Par UdeMnouvelles
En 5 secondes Une équipe dirigée par la chercheuse du CRCHUM Vikki Ho reçoit deux millions des IRSC pour étudier l’influence des facteurs environnementaux liés au mode de vie sur l’apparition du cancer colorectal.
Vikki Ho, professeure au Département de médecine sociale et préventive à l'École de santé publique de l'Université de Montréal

La chercheuse Vikki Ho, du Centre de recherche du CHUM (CRCHUM), obtient un financement de deux millions de dollars sur cinq ans des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) à l’issue du concours Subvention d’équipe: la biologie au service de la prévention du cancer. Ce soutien permettra de lancer le projet EXPOSECRC (Environmental Exposure Profilling for Signatures of Early Colorectal Cancer), dont l’objectif est de mieux comprendre comment certains facteurs environnementaux liés au mode de vie contribuent à l’apparition du cancer colorectal.

Le projet réunit une équipe interdisciplinaire codirigée par Vikki Ho, LeeHwa Tai (Université de Sherbrooke), Bouchra Nasri (Université de Montréal) et Daniel von Renteln (CHUM). L’équipe regroupe des scientifiques en santé publique, des biologistes moléculaires, des cliniciens-chercheurs et cliniciennes-chercheuses et des patients partenaires.

Mieux comprendre le cancer

Le premier volet du projet s’inscrit dans une approche exposomique. Le concept d’exposome désigne l’ensemble des facteurs environnementaux, soit chimiques, physiques, biologiques, psychologiques, liés au mode de vie auxquels un individu est soumis tout au long de sa vie. Il vise à établir les facteurs de risque modifiables, individuels ou combinés, qui permettraient de poser un diagnostic de cancer colorectal avant les premiers signes de la maladie. Pour cela, l’équipe s’appuie sur l’étude nationale Canadian Partnership for Tomorrow’s Health, qui rassemble des données sur les habitudes de vie, la nutrition et les expositions environnementales de centaines de milliers de personnes au Canada. 

Dans un deuxième volet, en collaboration avec des chercheuses et chercheurs de l’Université de Sherbrooke et de l’Institut Lady Davis de recherches médicales de l’Université McGill, l’équipe explorera les premiers changements biologiques associés à ces facteurs modifiables. Pour cela, des organoïdes coliques humains – de petites structures en 3D dérivées de biopsies faites au cours de coloscopies de dépistage – seront exposés aux facteurs de risque désignés. Ce modèle permettra de suivre, sur le plan moléculaire, comment ces expositions influencent les premières étapes de transformation cellulaire.

Enfin, l’équipe souhaite constituer une cohorte de patients subissant une coloscopie de dépistage au CHUM pour recueillir des informations sur les expositions et mesurer des marqueurs génétiques, épigénétiques et microbiens dans des tissus coliques d’apparence normale. L’objectif est d’examiner l’influence des facteurs de risque, individuels ou combinés, sur un ensemble de biomarqueurs présents dans les échantillons tissulaires afin de déterminer s’ils permettent de prédire la présence de polypes précancéreux.

«Dans ce projet, on combine les forces de la recherche en santé des populations et de la recherche en biologie moléculaire, précise Vikki Ho, également professeure du Département de médecine sociale et préventive de l’UdeM. Nos résultats orienteront et prioriseront les futures stratégies de santé publique visant à réduire le fardeau du cancer colorectal.» 

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