Le vendredi 24 avril, devant un amphithéâtre rempli, une rencontre s’est tenue au campus MIL de l’Université de Montréal avec l’éminent historien, politologue et théoricien du postcolonialisme Achille Mbembe. En compagnie de Sadio Soukouna, professeure de science politique à l’UQAM et chercheuse au Centre de recherche interdisciplinaire sur la diversité et la démocratie (CRIDAQ), et de Pascale Devette, professeure au Département de science politique de l’UdeM et chercheuse au Centre d'études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CÉRIUM), l’ancien professeur de l'Université du Witwatersrand à Johannesbourg a parlé de son impressionnant parcours intellectuel et de sa pensée.
À cette conférence organisée par le CÉRIUM, le Centre de recherches pour le développement international, le CRIDAQ et le Groupe interuniversitaire d’études et de recherches sur les sociétés africaines, l’objectif n'était pas de simplement résumer des concepts, mais de «croiser les regards et sortir des cadres établis», comme l’a mentionné Frédéric Bouchard, doyen de la Faculté des arts et des sciences de l'UdeM. Achille Mbembe a ainsi livré une réflexion approfondie sur la postcolonie, la violence des systèmes de pouvoir et la nécessité de réenchanter le savoir par le prisme du vivant.