On ne sait si c'est le retour de la douceur après un long hiver ou la présence du Canadien dans les séries éliminatoires, mais il régnait un air de fête particulier à ces 4es Grandes Retrouvailles de l’Université de Montréal, qui se sont déroulées du 6 au 9 mai. Fêter l'établissement autour de souvenirs et prendre des nouvelles de son avenir: voilà le programme qui, cette année encore, a poussé plusieurs milliers de personnes à prendre la direction des campus de l'UdeM.
Se retrouver pour célébrer
La fête a démarré sous de bons auspices dès le 6 mai au soir. Malgré le coup d'envoi de la deuxième ronde des séries, une centaine de convives avaient répondu présents pour le cocktail d'ouverture. Le chancelier de l’Université Frantz Saintellemy en a profité pour lancer les festivités avec une bonne nouvelle: le défi lancé il y a un an de doubler un don d'un million de dollars qu’il a fait avec sa femme, Vickie Joseph, au Réseau des écoles associées a été relevé! Rappelant que l'heure est plus brave que jamais, il a conclu par un appel à continuer de soutenir celles et ceux qui se penchent sur les défis de demain.
Se retrouver pour le plaisir d'être ensemble
Spécialiste de la cryptographie quantique et récent lauréat du prix A. M. Turing, le professeur Gilles Brassard (FAS, 1975) fait partie de ces chercheurs et chercheuses qui préparent demain. Croisé au Conventum en compagnie de sa femme, Lise Raymond (Polytechnique, 1979), il a bien résumé l'esprit de l'évènement: «Pour nous, c'est l'occasion de revoir des camarades et des professeurs et de rencontrer de nouvelles personnes. C'est tellement important, l'attachement à l'alma mater!»
Réservée aux personnes diplômées depuis 40 ans et plus, cette réunion a permis de médailler celles et ceux qui fêtaient leur 50e, 55e ou même 60e anniversaire de promotion. Tout autour des tables, certains se retrouvaient, d'autres se découvraient, tout le monde se parlait. Un brouhaha indescriptible a envahi l'atrium du campus MIL, compliquant la tâche des orateurs, à commencer par le recteur Daniel Jutras, qui a su s'en accommoder avec humour.