Deux étudiantes de l’UdeM obtiennent une bourse de l’OBVIA

Par UdeMnouvelles
En 5 secondes Catherine Léger et Solène Roullier reçoivent une bourse de l’OBVIA pour étudier les dimensions éducatives et éthiques de l’intelligence artificielle.
Catherine Léger, doctorante en psychopédagogie et andragogie, et Solène Roullier, étudiante à la maîtrise en bioéthique

Deux étudiantes de l’Université de Montréal figurent parmi les bénéficiaires du Programme de bourses d’appui à la relève 2026 de l’Observatoire international sur les impacts sociétaux de l'IA et du numérique (OBVIA).

Catherine Léger, doctorante en psychopédagogie et andragogie, et Solène Roullier, étudiante de maîtrise en bioéthique, obtiennent un financement afin de poursuivre leurs recherches sur les usages responsables de l’intelligence artificielle (IA) et les relations entre les humains et les systèmes conversationnels.

Créé en 2019, le programme soutient la recherche et la recherche-création sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique ainsi que sur l’innovation responsable.

Soutenir les fonctions exécutives grâce à l’IA

Le projet de Catherine Léger vise à élaborer et à évaluer un protocole d’intégration responsable de l’IA générative pour soutenir les étudiantes et étudiants d'université ayant un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité.

Intitulé Le GMT-IA: intégration de l’intelligence artificielle générative comme médiateur éducatif dans le Goal Management Training pour le développement des fonctions exécutives chez les personnes étudiantes universitaires ayant un TDA/H, le projet examinera comment l’IA générative peut être intégrée à cette méthode d’intervention pour favoriser le développement des fonctions exécutives.

Une relation éthique bidirectionnelle

Solène Roullier s’intéresse pour sa part à la manière dont les humains traitent l’IA conversationnelle malgré le statut moral ambigu de celle-ci.

Son projet, Vers une éthique du traitement de l’IA conversationnelle par l’humain, propose d’envisager la relation entre les humains et l’IA de façon bidirectionnelle. Il ne s’agit donc pas d’examiner seulement la manière dont les systèmes d’IA agissent sur les personnes, mais aussi comment celles-ci se comportent à leur égard.

Cette réflexion vise à enrichir les fondements théoriques de l’éthique de l’IA et à contribuer à une meilleure adéquation entre les systèmes technologiques et les valeurs humaines.

Les travaux de Catherine Léger et de Solène Roullier illustrent ainsi deux dimensions complémentaires de la recherche sur l’IA: son intégration responsable dans les pratiques éducatives et les questions éthiques soulevées par ses interactions avec les humains.

Partager