Trois thèses de l’UdeM sont récompensées par les ESP

Par UdeMnouvelles
En 5 secondes Pascale Millot, Emma Darbinian et Pierre-Antoine Bernard remportent chacun le Prix de la meilleure thèse 2026 des Études supérieures et postdoctorales.
La tour du pavillon Roger-Gaudry

Trois parcours, trois disciplines et trois façons très différentes de faire avancer les connaissances. Les Études supérieures et postdoctorales (ESP) de l’Université de Montréal ont dévoilé les noms des lauréats 2026 de leurs prix de la meilleure thèse, remis à Pascale Millot, Emma Darbinian et Pierre-Antoine Bernard. 

Attribué dans chacun des trois grands secteurs d’études, le Prix souligne l’excellence de travaux doctoraux réalisés à l’UdeM. Décerné depuis 20 ans, il est assorti d’une bourse de 2000 $. 

«Derrière chacune de ces thèses, il y a plusieurs années de travail, de réflexion et de persévérance. Ce prix souligne bien sûr l’excellence des travaux, mais aussi la contribution remarquable de ces jeunes chercheuses et de ce jeune chercheur à l’avancement des connaissances», a déclaré Julie Carrier, vice-rectrice adjointe aux études supérieures et postdoctorales. 

Écrire avec l’autre

Dans le secteur des arts, lettres, sciences humaines et sociales, Pascale Millot, doctorante en littératures de langue française, est récompensée pour sa thèse en recherche-création: «L’invention de Claudine (récit); suivi de Écrire avec. Petit inventaire affectif des formes de l’accompagnement dans le texte littéraire (essai)», consacrée à l’accompagnement dans et par l’écriture. 

Son travail prend d’abord la forme d’un récit autobiographique. À partir du lien fragile entre une fille et sa mère, il explore ce que la maladie, les non-dits familiaux, la mémoire et le deuil font à la relation de filiation. La figure de Susan Sontag accompagne notamment la narratrice dans cette quête. 

Le deuxième volet s’intéresse à l’accompagnement dans la littérature contemporaine. Pascale Millot y propose notamment l’idée d’une «écriture care», nourrie par les notions d’attention, d’interdépendance et de vulnérabilité. L’écriture y devient une façon de prendre soin de soi, de l’autre et de l’œuvre. 

Des pistes contre l’inflammation intestinale

Doctorante en biologie moléculaire, Emma Darbinian reçoit pour sa part le prix dans le secteur des sciences de la santé pour sa thèse «Interactions hôte-microbiote à la barrière intestinale dans les déficits du complexe NADPH oxydase 2: identification de nouvelles cibles thérapeutiques dans le contexte de l’inflammation intestinale». 

Ses travaux portent sur la maladie granulomateuse chronique, une maladie héréditaire qui perturbe certaines fonctions du système immunitaire et qui peut entraîner des complications inflammatoires importantes. 

Environ la moitié des personnes qui en sont atteintes développent notamment une maladie inflammatoire chronique de l’intestin. La thèse d’Emma Darbinian cherche à mieux comprendre le rôle joué par le microbiote, la barrière intestinale et la réponse immunitaire dans ces complications. 

Ses travaux montrent que les mécanismes en cause peuvent varier selon le profil génétique. Ils examinent aussi le potentiel du bêta-hydroxybutyrate, un corps cétonique, pour réduire l’inflammation. Dans les modèles étudiés, cette approche a atténué l’inflammation intestinale et modifié certaines réponses immunitaires, ouvrant la voie à de nouvelles pistes thérapeutiques. 

La géométrie au cœur du quantique

Dans le secteur des sciences naturelles et formelles et du génie, Pierre-Antoine Bernard, doctorant en physique, est récompensé pour sa thèse «Spins et fermions libres sur des réseaux associés à des fonctions bispectrales». 

Cette recherche théorique s’intéresse à l’influence de l’organisation des particules sur les propriétés quantiques de la matière. Pierre-Antoine Bernard a notamment étudié des systèmes où les interactions entre particules varient selon leur position ainsi que des réseaux possédant des géométries inhabituelles. Ses travaux permettent de mieux comprendre certains phénomènes liés à l’intrication quantique et au transport de la chaleur. 

Pierre-Antoine Bernard a aussi mis au point une méthode mathématique fondée sur les symétries de certains réseaux. Cette approche simplifie l’étude de systèmes d’une très grande complexité et contribue à mieux cerner les liens entre géométrie et propriétés quantiques. Il s’est d’ailleurs illustré à l’échelle canadienne cette année en recevant le Prix de la thèse avec distinction ACES-ProQuest dans la catégorie Génie, sciences médicales et sciences naturelles. 

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