Trois professeurs de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal reçoivent des Prix de recherche 2026 de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), remis à l’occasion de Numiah, l’évènement de développement professionnel continu de l’organisme. Cette distinction souligne l’excellence de travaux publiés dans une revue scientifique évaluée par les pairs et leur contribution au rayonnement de la recherche médicale québécoise.
Les Drs Emmett Rabot, professeur adjoint de clinique au Département de psychiatrie et d’addictologie, et Laurent Mottron, professeur titulaire au même département, tous deux psychiatres à l’Hôpital en santé mentale Rivière-des-Prairies, un établissement de Santé Québec Nord-de-l’Île-de-Montréal – Universitaire, sont récompensés pour l’article «Large language models deconstruct the clinical intuition behind diagnosing autism», publié en 2025 dans le Cell Press Journal.
Leurs travaux portent sur l’utilisation de grands modèles de langage pour mieux comprendre les éléments qui guident le diagnostic clinique de l’autisme. À partir de plus de 4000 rapports cliniques, l’équipe a montré que les comportements répétitifs et stéréotypés, les champs d’intérêt particuliers et certaines particularités perceptives comptent parmi les indices diagnostiques les plus déterminants, davantage que les difficultés d’interaction sociale.
Le Dr Elie Haddad, professeur titulaire au Département de pédiatrie et chercheur en immunologie pédiatrique à Santé Québec – CHU Sainte-Justine, reçoit également un Prix de recherche pour l’article «Prime Editing for p47phox-Deficient Chronic Granulomatous Disease», paru en 2025 dans le New England Journal of Medicine.
L’article présente une nouvelle approche d’édition génétique pour traiter la granulomatose chronique, une maladie immunitaire héréditaire rare qui accroît le risque d’infections graves. En corrigeant directement la mutation responsable dans les cellules souches sanguines, l’équipe a rétabli chez deux patients la fonction de cellules immunitaires à des niveaux proches de la normale, ouvrant la voie à l’étude de cette approche pour d’autres maladies génétiques.