Guy Wolf nommé à la direction adjointe de l’IA et des sciences des données au CRCHUM

Par UdeMnouvelles
En 5 secondes Le professeur Guy Wolf occupera de nouvelles fonctions au CHUM et au CRCHUM, où il travaillera à rapprocher l’intelligence artificielle de la recherche biomédicale et des soins.
Guy Wolf et Sylvain Baillet

Guy Wolf, professeur au Département de mathématiques et de statistique de l’Université de Montréal et membre de Mila – l’Institut québécois d’intelligence artificielle –, a été nommé directeur adjoint de l’intelligence artificielle (IA) et des sciences des données du CRCHUM, le Centre de recherche du CHUM – un établissement de Santé Québec.

Il occupera également le poste de scientifique en chef de l’intelligence artificielle à la Direction de la recherche et de l’innovation du CHUM et assurera la direction scientifique de CITADEL, la plateforme du centre hospitalier consacrée à l’IA et à l’analyse des données biomédicales. Il se joindra aussi au CRCHUM à titre de chercheur régulier.

«L’arrivée de Guy Wolf au CHUM et au CRCHUM survient à un moment charnière pour l’application responsable de la science des données et de l’IA en santé. L’expertise de sa nouvelle équipe de recherche, basée au CRCHUM, permettra d’accélérer considérablement le passage de la recherche à l’innovation dans ces domaines, de transformer les opérations hospitalières, de bâtir de nouveaux partenariats de recherche et développement avec l’industrie et de favoriser un rapprochement stratégique avec Mila», a mentionné Sylvain Baillet, directeur du CRCHUM.

Titulaire d’une chaire en IA Canada-CIFAR, Guy Wolf s’intéresse aux méthodes qui peuvent aider les scientifiques à mieux comprendre des données biomédicales complexes. Ses travaux en apprentissage automatique visent notamment à faire ressortir des structures et des relations qui seraient autrement difficiles à repérer dans de vastes ensembles de données.

Rapprocher l’IA et la recherche en santé

Dans ses nouvelles fonctions, Guy Wolf participera à l’élaboration de la stratégie de recherche et d’innovation en IA et en science des données du CHUM et du CRCHUM. Il travaillera à multiplier les collaborations entre les spécialistes de l’intelligence artificielle et les équipes de recherche biomédicale et de recherche clinique tout en resserrant les liens avec Mila et la Faculté des arts et des sciences de l’UdeM.

«Nous avons été au cœur du développement d’une intelligence artificielle responsable. Nous souhaitons maintenant être au cœur de son application positive dans différents secteurs. Le parcours de Guy Wolf illustre très bien cette capacité à partir d’une expertise fondamentale en mathématiques et en science des données pour travailler avec des collègues en santé. Ce type de maillage est essentiel si nous voulons à la fois faire progresser les connaissances, former une relève capable de travailler au carrefour de plusieurs disciplines et faire en sorte que nos forces en IA aient des retombées tangibles et positives pour la société», a souligné Frédéric Bouchard, doyen de la Faculté des arts et des sciences.

Mieux exploiter les données biomédicales

Guy Wolf constituera également une nouvelle équipe de recherche au CRCHUM. Il y poursuivra ses travaux sur l’apprentissage de représentations, des méthodes d’intelligence artificielle qui servent à dégager automatiquement l’information pertinente contenue dans des données complexes.

L’enjeu est de faciliter l’analyse de quantités considérables de données biomédicales, comme celles produites par l’étude des cellules, l’imagerie médicale ou la recherche en neurosciences. Ces outils pourraient aussi contribuer à la découverte de nouveaux médicaments.

Pour Guy Wolf, cette nomination est l’occasion de réunir des expertises qui évoluent encore trop souvent chacune de leur côté: l’informatique et les mathématiques, la recherche biomédicale et la pratique clinique.

«L’écosystème de recherche montréalais et la stratégie pancanadienne en matière d’IA ont investi massivement pour faire de l’IA en santé un champ d’activité reconnu mondialement. Ce nouveau rôle offre une occasion stimulante de transformer cet investissement en retombées concrètes pour les soins de santé au Québec et au-delà, et d’orienter la recherche vers les défis les plus porteurs pour la longévité et le bien-être de la population», a-t-il indiqué. 

Après plus d’une décennie à concevoir des outils d’exploration de données biomédicales, il souhaite maintenant, dit-il, «jeter des ponts entre la recherche informatique, les sciences biomédicales et la pratique clinique afin de façonner l’avenir des soins de santé».

Partager