Un don d’un million à l’IRIC pour soutenir la recherche et l’entrepreneuriat

Par UdeMnouvelles
En 5 secondes Roberto Bellini et Myah Drori donnent un million à l’IRIC pour accélérer la mise au point de nouvelles thérapies et soutenir la création d’entreprises en biotechnologie.
Daniel Jutras, Myah Drori, Roberto Bellini, Marc Therrien et Michael Pecho

Roberto Bellini connaît bien le monde de la biotechnologie. L’investisseur et sa femme, Myah Drori, viennent de faire leur plus important don à ce jour: un million de dollars à l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) de l’Université de Montréal.

Cette contribution servira à lancer INOVELAN, un nouveau programme d’innovation thérapeutique et entrepreneuriale. Son objectif? Aider les découvertes scientifiques à faire leur chemin du laboratoire jusqu’à la commercialisation tout en encourageant la création d’entreprises québécoises.

«Le programme qui débute va nous permettre d’accélérer ce que l’IRIC fait déjà de bien, estime le recteur de l’UdeM, Daniel Jutras. Il créera de nouvelles occasions d’accompagner les projets les plus prometteurs et de donner aux idées audacieuses les moyens de prendre leur envol.»

Trois volets qui se complètent

L’IRIC contribue à faire avancer la recherche de nouvelles thérapies et à favoriser leur mise en marché. Mais les subventions provenant de différentes sources ayant diminué au cours des dernières années, de nouveaux moyens d’appuyer ces activités devenaient nécessaires.

C’est dans ce contexte que prend forme INOVELAN. Le programme repose sur trois volets complémentaires: le soutien à des projets de recherche à visée thérapeutique, l’accompagnement au démarrage d’entreprises et la formation en entrepreneuriat.

L’une des missions de l’IRIC est de faire progresser l’innovation thérapeutique. Les découvertes qui en découlent peuvent ensuite donner naissance à des projets entrepreneuriaux. Pour mener ces projets à bien, les chercheuses et chercheurs doivent aussi acquérir des compétences en entrepreneuriat. C’est cette complémentarité que le programme INOVELAN souhaite mettre à profit.

Les trois volets se renforcent ainsi mutuellement, de la recherche en laboratoire jusqu’à la création d’entreprises, pour faciliter l’entrée sur le marché des découvertes scientifiques et renforcer le secteur québécois des sciences de la vie.

Une histoire de famille

Ce rapprochement entre la science et l’entrepreneuriat, la famille Bellini y croit depuis longtemps.

Tout commence en 1986, lorsque le père de Roberto Bellini, Francesco, cofonde Biochem Pharma. L’entreprise québécoise se fait connaître grâce à la mise au point d’une molécule importante dans la lutte contre le sida. Il cofondera ensuite Neurochem, qui travaillera notamment à l’élaboration d’un médicament contre la maladie d’Alzheimer.

Scientifique, entrepreneur et philanthrope, Francesco Bellini a contribué à bâtir le secteur québécois de la biotechnologie. Un engagement que poursuit aujourd’hui son fils.

«Je crois profondément à l’importance de créer des ponts entre le savoir universitaire et l’entrepreneuriat», opine Roberto Bellini.

Devenu président-directeur général de Bellus Santé, anciennement Neurochem, en 2010, Roberto Bellini a lui aussi consacré une bonne partie de sa carrière au développement de la biotechnologie. Depuis 2023, il est associé directeur de BSQUARED Capital, un fonds d’investissement spécialisé dans les sciences de la vie et l’innovation.

Son engagement à l’égard de l’IRIC dépasse d’ailleurs ce don. Il siège ainsi au comité consultatif de la campagne L’heure est brave pour l’Institut, auquel il apporte son expérience et son réseau de contacts.

«L’IRIC possède une expertise exceptionnelle, juge-t-il. Une expertise qui permet de transformer le savoir en innovations et de contribuer à la création de richesse ici, au Québec.»

Donner le goût d’entreprendre

À l’IRIC, le directeur Marc Therrien voit dans ce nouveau programme une occasion de mieux accompagner les étudiantes et étudiants et les membres du personnel de recherche qui souhaitent se lancer en affaires.

Car les aspirations de la relève évoluent.

«Auparavant, nos étudiants et étudiantes aspiraient à travailler en recherche, dans un laboratoire universitaire, mais aujourd’hui l’idée d’une aventure entrepreneuriale les motive de plus en plus, explique-t-il. Avec ce don, on pourra financer des bourses pour qu’ils suivent le programme PERCER de la Faculté de pharmacie, une formation entrepreneuriale de 10 mois soutenue par Millénium Québecor.»

Le don de Roberto Bellini et Myah Drori marque donc le début d’un projet plus vaste. À terme, l’IRIC souhaite réunir 6,5 M$ pour assurer la pérennité d’INOVELAN.

Et Marc Therrien voit déjà plus loin. Il espère attirer d’autres donatrices et donateurs, obtenir l’appui des gouvernements et, éventuellement, étendre le programme au-delà de l’Université de Montréal.

«Ce n’est qu’un début! J’ai des ambitions dix fois supérieures, à la hauteur du Québec en fait. J’aimerais que le programme reçoive de l’accompagnement des paliers gouvernementaux. J’ai même déjà eu des discussions pour l’étendre à d’autres universités», conclut-il.

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