Claude-Ève Dubuc enseigne les langues à distance

Claude-Ève Dubuc

Claude-Ève Dubuc

En 5 secondes

La chargée de cours Claude-Ève Dubuc explique comment elle a adapté son enseignement en ligne grâce aux outils du Centre de pédagogie universitaire et de StudiUM.

Qu’avez-vous fait pour maîtriser la technique d’enseignement à distance?

D’abord, j’ai suivi les webinaires offerts par le Centre de pédagogie universitaire pour affiner l’utilisation des outils, connaître les bonnes pratiques et obtenir des trucs de professionnels. Puis, j’ai essayé, littéralement, tous les outils qu’offre StudiUM! C’est en cliquant partout que j’ai découvert plusieurs outils très accessibles peu importe son niveau de littératie numérique.

Comment s’est passée l’évaluation à distance?

Pour mes examens de japonais, je dois évaluer la compréhension et la capacité de communication tant à l’oral qu’à l’écrit de mes étudiantes et étudiants, ce qui nécessite, à distance, d’utiliser un micro et un clavier. Pour diminuer leur stress, j’ai mis en ligne un faux test pour leur permettre de vérifier si leurs outils fonctionnaient et de régler les problèmes techniques avant l’évaluation. À l’hiver, les seules personnes qui ont eu des problèmes techniques sont celles qui n’avaient pas testé leurs outils.

Un cours à distance offre-t-il des avantages par rapport à un cours en présentiel?

Oui, notamment pour mon cours de japonais, où j’ai pu créer une réelle variation des interlocuteurs et une combinaison différente des forces des étudiants et étudiantes dans les exercices de conversation. En ligne, je formais intentionnellement des sous-groupes de conversation différents chaque semaine, contrairement aux cours en classe où, généralement, les discussions se font avec la personne assise à côté de soi, souvent la même. Cela permet d’élargir le réseau de connaissances!

Quelle mesure de soutien de votre unité vous a été le plus utile?

Le soutien d’Èric Viladrich Castellanas, le conseiller technopédagogique et responsable des études catalanes du Centre de langues, et celui de mon équipe de langues asiatiques a été essentiel! Ensemble, nous avons trouvé des pistes de solution qui répondaient aux défis spécifiques à l’enseignement des langues étrangères à distance.

Quelles sont vos stratégies pour favoriser le plaisir d’apprendre?

Pour moi, l’utilisation des nouvelles technologies permet d’accroître l’intérêt et la motivation de mes étudiantes et de mes étudiants. Cet hiver, j’ai découvert les outils HP5, une fonctionnalité dans StudiUM grâce à laquelle je peux concevoir des exercices interactifs analogues à ceux des applications mobiles. Ils sont incroyablement simples à utiliser et me permettent d’avoir du matériel interactif totalement adapté à mon cours. J’en ai déjà créé plus de 150 dont je me sers, entre autres, comme exercices préparatoires. Après une semaine d’utilisation, les étudiants et étudiantes m’ont informée qu’ils avaient eu beaucoup de plaisir à les faire, que c’était comme un jeu. Pourtant, c’était des fiches d’études!

Comment envisagez-vous le trimestre d’automne, qui sera également donné à distance?

Je l’envisage avec confiance. Déjà, je vois que mes cours d’été se passent très bien. Pour l’automne, j’affinerai mes stratégies d’évaluation, notamment en rendant mon faux test obligatoire.

Avez-vous eu d’agréables surprises?

La résilience des étudiants et étudiantes m’a agréablement surprise. Ils étaient tous présents aux cours en ligne et restaient jusqu’à la fin de la classe virtuelle. Même si les cours étaient donnés à distance, j’ai noté une forte participation et un désir d’obtenir une formation de qualité jusqu’à la fin du trimestre.

Que retiendrez-vous de cette expérience d’enseignement à distance?

Tout le matériel qui a été conçu représente une immense richesse pour le retour en présentiel. Je réutiliserai tous les exercices créés et j’en rajouterai d’autres. Ces devoirs préparatoires [classe inversée], que je n’avais jamais employés, seront désormais obligatoires. J’aurai ainsi enrichi tout mon cours de façon accélérée.

Quel serait votre conseil aux enseignants et enseignantes qui se lancent dans la formule pour la première fois?

Essayez, essayez sans avoir peur. Cliquez pour découvrir. On trouve soi-même beaucoup d’outils et assez facilement qui sont très instinctifs et simples d’utilisation. N’hésitez pas non plus à aller chercher de l’aide, que ce soit au Centre de pédagogie universitaire ou parmi les autres formes de soutien offertes par l’Université. Aussi, soyez honnête et gardez l’esprit ouvert avec vos étudiantes et vos étudiants. Demandez-leur une rétroaction. En tant qu’enseignant ou enseignante, on désire transmettre un savoir, des connaissances et des compétences. Ce n’est pas catastrophique si certains éléments techniques fonctionnent un peu moins bien. Les étudiants et étudiantes sont vraiment indulgents quand les personnes qui leur enseignent font un réel effort.

Y a-t-il autre chose que vous souhaiteriez partager avec nous à propos de l’enseignement à distance?

Il existe bien souvent un outil technologique pour résoudre le problème qu’on rencontre. Pour retrouver l’énergie du contact étudiant qui me manquait à distance, j’ai installé un deuxième écran sur lequel je peux voir en mosaïque jusqu’à 24 personnes à la fois. Sans avoir la même rétroaction que j’aime en classe, je peux quand même voir mes étudiantes et étudiants, leurs réactions et leurs mimiques, ce qui me donne une bien meilleure expérience d’enseignement à distance.

Que faites-vous pour vous changer les idées?

Puisque je suis moins à la course le matin, j’ai allongé le temps du petit déjeuner pour en faire un moment privilégié avec ma famille. Je cuisine du musli au four ou je me lance des défis culinaires.