Éliminer les obstacles à l’obtention d’une chaire
La levée des obstacles qui freinaient la candidature et la réussite des femmes ainsi que des membres des autres groupes désignés faisait partie des objectifs que s’était donnés Marie-Josée Hébert lors de sa nomination à titre de vice-rectrice à la recherche, à la découverte, à la création et à l’innovation, à l’automne 2015.
«L’une des priorités que j’ai établies, de concert avec mes collègues du rectorat, était de concevoir et d’ancrer des façons de faire exemplaires en matière d’équité, de diversité et d’inclusion, souligne Mme Hébert. Et la reconnaissance de l’excellence de la recherche menée par les femmes, une condition essentielle pour le développement de notre université, était au cœur de notre démarche.»
Des actions ont donc été posées dès le début de 2017 afin de rendre plus transparents les processus encadrant l’attribution des chaires. Les règles d’attribution sont désormais connues de tous et un mécanisme a été établi pour informer l’ensemble des chercheurs et chercheuses des chaires qui se libèrent et de leurs secteurs d’intervention, ainsi que des thèmes privilégiés par les facultés à chaque concours. De plus, les personnes candidates déposent leur dossier directement auprès du Vice-rectorat à la recherche, à la découverte, à la création et à l’innovation.
«Nous avons été très proactifs à cet égard, agissant avant même que le Programme des chaires de recherche du Canada resserre la reddition de comptes des universités», indique Marie-Josée Hébert.
Un collège d’évaluateurs a également été institué et ce sont des comités indépendants de pairs qui procèdent à l’examen scientifique des candidatures. Leurs membres sont sensibilisés à la question des préjugés inconscients grâce à une formation. Également, les interruptions de carrière, pour quelque raison que ce soit, et toute circonstance de vie pouvant avoir une incidence sur le dossier sont dûment considérées.