La coiffure comme outil d’immersion
Mme Thériault compte nourrir ses observations en travaillant dans des salons de coiffure de Halle-sur-Saale. «J’apprends le métier de coiffeuse depuis maintenant deux ans, précise-t-elle. J’espère partager mon temps entre trois salons situés dans des quartiers différents pour me plonger dans une variété de réalités, observer l’esthétique au quotidien et en rendre compte.»
Toutes les semaines, la sociologue publiera dans le journal de Halle-sur-Saale ses observations et ses réflexions sur ses clients, les coiffeuses et coiffeurs et les autres résidants de la ville dans un style appelé «feuilleton sociologique».
«C’est une façon de produire des textes sociologiques sous une forme attrayante, courte et accessible», dit-elle. C’est d’ailleurs ce style qui est privilégié dans Siggi, le magazine de sociologie que la professeure et deux de ses collègues aux études supérieures en sociologie de l’UdeM ont lancé en 2020.