Une équipe de recherche a élucidé un nouveau mécanisme moléculaire susceptible de provoquer la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Cette recherche, menée à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont à Montréal, décrit comment les facteurs de stress telle l’obésité reprogramment les cellules du système immunitaire et les rendent destructrices pour l’œil lors du vieillissement.
«Nous voulions savoir pourquoi certaines personnes ayant une prédisposition génétique à la DMLA sont affectées par la maladie alors que d'autres sont épargnées», souligne Przemyslaw (Mike) Sapieha. Celui-ci est professeur d'ophtalmologie à l'Université de Montréal et a dirigé l'étude réalisée par le Dr Masayuki Hata durant un récent stage postdoctoral au Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.
«Bien que des efforts considérables aient été faits en recherche pour comprendre les gènes responsables de la DMLA, les variations et les mutations des gènes de susceptibilité ne font qu’augmenter les risques de souffrir de la maladie, mais elles ne la provoquent pas, explique le Dr Sapieha. Cette observation donne à penser que d’autres facteurs tels que l’environnement et le mode de vie doivent être pris en considération dans l’équation.»
La DMLA est une cause majeure de cécité irréversible dans le monde et a touché environ 196 millions de personnes en 2020. Elle comporte deux formes distinctes:
• la DMLA sèche, qui se caractérise par l’accumulation de dépôts graisseux au fond de l’œil ainsi que la mort des cellules nerveuses de l’œil;
• la DMLA humide, qui se caractérise par des vaisseaux sanguins malades se multipliant dans la partie la plus sensible du tissu conférant la vue, appelée macula.