Une région à risque de séismes
Ceinturée par deux grandes failles tectoniques (nord-anatolienne et est-anatolienne), la Turquie est fréquemment frappée par des tremblements de terre ainsi que par les inondations et les glissements de terrain qui en résultent.
De fait, au cours des 50 dernières années, pas moins de 110 séismes d’importance sont survenus dans ce pays de 85 millions d’habitants.
Parmi les plus mortels, mentionnons celui de 1999 dans le nord-ouest du pays (dans la région de Marmara, où se trouve Istanbul), qui a tué 17 000 personnes; celui de Van, en 2011, qui a fait plus de 600 morts; et, plus récemment, le séisme d’İzmir, en 2020, qui a fait 117 victimes.
«À la suite du tremblement de terre de 1999, de grandes leçons ont été tirées en termes d’ingénierie, d’architecture et d’urbanisme, souligne Fatma Özdoğan. Le gouvernement a resserré les règles de construction en plus de créer l’AFAD, l'autorité responsable du système de gestion des catastrophes du pays.»
Puis, après le séisme de 2011, la loi sur la transformation urbaine est entrée en vigueur. «Cette loi aurait eu beaucoup de succès si elle avait pu être mise en œuvre dans toutes les villes, mais ça n’a pas été le cas», déplore l’architecte de formation.
De sorte qu’aujourd’hui on estime que les deux tiers du parc immobilier turc ne sont pas en mesure de résister à un tremblement de terre.