La science pour toutes et tous
«Il y avait beaucoup de monde le vendredi, avec les groupes scolaires. La fin de semaine, ç’a été au tour des familles d’occuper le site. Les jeunes sont tellement curieux, ils aiment manipuler le matériel et n’ont pas peur de poser des questions, a expliqué Jean-Philippe Provost, coordonnateur des activités de l’Université de Montréal. D’année en année, le public est au rendez-vous avec enthousiasme. Les lieux de savoir comme les universités ont un rôle à jouer pour rendre les études en sciences passionnantes et accessibles à la prochaine génération.»
L’accessibilité est d’ailleurs un sujet de prédilection de l’organisme Parité sciences, qui était de la partie sous le chapiteau de l’UdeM. Une équipe de vulgarisatrices et formatrices de Parité sciences animait un jeu pour faire découvrir des femmes scientifiques inspirantes du Québec, accompagnée par Blanche Mongeon, étudiante de doctorat en mathématiques.
«Les années à l’école secondaire sont primordiales dans la formation de l’identité scientifique des jeunes, en particulier des filles, a souligné la doctorante. Le Festival Eurêka! est un incontournable, puisqu’il nous permet de présenter des modèles de femmes scientifiques québécoises auxquels les jeunes filles peuvent s’identifier. Durant la fin de semaine, plusieurs ont manifesté leur intérêt pour divers domaines scientifiques dont certains sont non paritaires. Il était très intéressant et gratifiant de leur montrer que les femmes peuvent réussir.»
Parité sciences a également pu aborder le concept de l’enseignement inclusif avec le personnel des groupes scolaires. Pour Blanche Mongeon, «l’intérêt des jeunes filles pour les sciences et la reconnaissance de leurs compétences doivent être soutenus tout au long de leurs études afin qu’elles gardent en tête qu’elles peuvent tout entreprendre».