Des enjeux plus vastes
Pour mieux comprendre le phénomène, le chercheur a récemment mené une étude exploratoire auprès d’athlètes ayant subi une commotion, ainsi que des entraîneurs, des thérapeutes du sport, des physiothérapeutes, des infirmières praticiennes et des médecins du sport qui travaillent régulièrement avec cette clientèle.
Les facteurs comportementaux, psychologiques et sociaux ont été désignés par les participants et participantes comme importants à considérer avant la reprise du sport après une commotion. Par exemple, plusieurs ont rapporté l’appréhension du regard des autres et la pression sociale, la perte de motivation, la peur des collisions (donc l’évitement de certaines situations sur le terrain ou sur la glace), la confiance en ses habiletés, le sentiment identitaire (quand le sport fait partie de l’identité de l’athlète), etc.
«On observe que certains athlètes modifient leur comportement lors de leur retour au sport après une commotion en évitant les contacts ou en jouant plus passivement, même après avoir reçu l’avis médical les autorisant à reprendre le sport. On peut donc supposer qu’ils ne sont pas suffisamment prêts à revenir au jeu, malgré le fait qu’ils ont progressé dans la stratégie», souligne Jeffrey Caron.