Mode de vie et environnement, des éléments clés
«Le déclin rapide de la fertilité masculine ne peut s’expliquer par la génétique seule. Des études indiquent que des facteurs environnementaux jouent un rôle déterminant, explique Sarah Kimmins. C’est le cas de l’exposition grandissante aux perturbateurs endocriniens, des produits chimiques avec lesquels nous sommes en contact au quotidien et qui persistent dans l’environnement.»
«L’augmentation du nombre d’hommes en surpoids et obèses, une mauvaise alimentation, le stress, la consommation de cannabis, d’alcool, de tabac ou le vapotage sont autant d’autres facteurs à prendre en considération. Malheureusement, les hommes n’en sont généralement pas conscients», poursuit-elle.
L’une des principales recommandations du rapport est d’ailleurs de sensibiliser le public, par le biais de campagnes de santé publique, à ces choix de vie qui mettent en péril la fertilité des hommes.
«Comme il faut des mois pour fabriquer des spermatozoïdes, les hommes devraient envisager d’adopter un mode de vie sain bien avant de penser à fonder une famille», dit la Dre Jacquetta Trasler, coauteure de l’étude et chercheuse à l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill.