La revue d’études a permis de relever une grande diversité de comportements migratoires en lien avec les parasites, certains sur de longues distances, d’autres sur des distances plus courtes.
Ces comportements ont été regroupés en trois grandes catégories, soit la migration récupératrice, la migration de fuite et la migration d’élimination.
La migration récupératrice permet à l’animal de se remettre d’une infection existante, tandis que dans la migration de fuite, il quitte un environnement contaminé.
«Par exemple, chez les grands cervidés d’Europe et d’Amérique du Nord, on constate qu’ils se dirigent vers des latitudes plus nordiques pendant l’été, ce qui leur permet d’échapper aux tiques qui élisent domicile dans les environnements plus au sud, ou encore ils se déplacent vers des altitudes plus élevées», illustre Sandra Binning.
Dans le cas de la migration d’élimination, l’individu est à ce point infecté qu’il ne parvient pas à se rendre à destination, protégeant ainsi les autres individus de son espèce de la contamination.
Les chercheuses ont aussi mis au jour un biais taxinomique de la recherche dans ce domaine.
«Les mammifères et les oiseaux sont surreprésentés dans les études en comparaison des poissons, des reptiles et des insectes – qui sont beaucoup plus nombreux à migrer et dont on a peu étudié les comportements migratoires, exception faite des papillons monarques», poursuit Sandra Binning.
Selon elle, il importe d’en apprendre davantage sur les migrations d’insectes en raison du rôle vital qu’ils jouent dans la chaîne alimentaire.