La biologie moléculaire au service de l’environnement
Pour parvenir à cette conclusion, la chercheuse a effectué un séquençage du génome d'EC4 pour comprendre à l’échelon moléculaire son potentiel fertilisant. Le séquençage a dévoilé un grand nombre de gènes actifs dans la nutrition azotée, phosphatée et potassique, ainsi que dans la production d’hormones de croissance. Des tests en serre ont ensuite confirmé cette stimulation de la croissance.
Cette découverte pourrait paver la voie à une agriculture de la canneberge plus durable, où un champignon servirait d’agent biofertilisant. «Les consommateurs et les agriculteurs s’intéressent de plus en plus à la recherche de solutions de remplacement aux produits chimiques, qui ont des conséquences nocives sur l’environnement. Et EC4 s’avère une option verte prometteuse», croit Bhagya C. Thimmappa.
À ce chapitre, l’équipe mène actuellement des tests sur le terrain pour évaluer le potentiel d’EC4 en milieu naturel, en collaboration avec des entreprises québécoises.