Les signes cliniques de cataractes chez les poissons
À l’état naturel, ces poissons vivent surtout près des côtes nord-ouest de l’océan Atlantique ainsi que dans l’estuaire du Saint-Laurent. Mais les individus qui ont été opérés étaient hébergés à l’Aquarium du Québec.
«Ils avaient tous plus de 10 ans, soit davantage que l’espérance de vie à l’état naturel, et c’est probablement un facteur qui a contribué à l’apparition de ces cataractes, combiné avec des facteurs nutritionnels, explique Claire Vergneau-Grosset. Dans la nature, un individu atteint de cataractes ne survit pas longtemps: soit il devient une proie facile, soit il devient anorexique et meurt de faim en raison des difficultés qu’il éprouve à trouver de la nourriture.»
Le diagnostic de cataracte chez les poissons repose sur des signes cliniques apparents: outre la perte d’appétit, les poissons pouvaient avoir des difficultés à s’orienter, leurs cristallins étaient blancs et opaques… et la couleur de leur peau devenait plus foncée.
«Tout comme les caméléons, ces poissons ont des cellules pigmentaires, les mélanophores, qui permettent de changer de couleur pour s’adapter à l’environnement, dit la médecin vétérinaire. Et puisque les cataractes les empêchent de distinguer les couleurs, leur peau devient plus sombre, voire noire.»