Un effet prouvé…
D’abord, quelques notions.
Julie Carrier rappelle que, même si la conscience est réduite pendant le sommeil, le système auditif continue d’évaluer les sons de l’environnement. «C’est important que le cerveau reste alerte, puisque le sommeil est un état de vulnérabilité extrême et il faut pouvoir réagir aux dangers», indique-t-elle.
Ensuite, quand nous accédons au sommeil lent profond, le cerveau présente – sur un électroencéphalogramme (EEG) – des ondes lentes de grande amplitude. «Le cerveau semble au ralenti, mais il fonctionne plutôt par vagues, précise la chercheuse. Quand on est sur la partie ascendante de l’onde, il y a beaucoup d’activité cérébrale et, sur la partie descendante, les dendrites des neurones s’hyperpolarisent. Il y a donc une alternance entre activité et silence.»
Sachant que le cerveau réagit aux sons, Julie Carrier souligne qu’il a été démontré, il y a une dizaine d’années, qu’un signal auditif pouvait engendrer davantage d’ondes lentes dans le cerveau au cours du sommeil. À condition toutefois d’envoyer des signaux sonores très courts à des moments extrêmement précis – grâce à un EEG –, soit sur la pente ascendante de l’onde, lorsqu’il y a beaucoup d’activité cérébrale.
Est-ce à dire qu’on pourrait déclencher artificiellement des ondes cérébrales?