En attachant des molécules ensemble, des scientifiques de l'Université de Montréal pensent avoir trouvé comment les systèmes moléculaires à l'origine de la vie ont évolué pour créer des nanosystèmes dynamiques et autorégulés.
Publiés dans la revue européenne Angewandte Chemie, leurs résultats dévoilent une stratégie simple pour créer et optimiser la prochaine génération de nanosystèmes dynamiques.
La vie sur Terre est soutenue par des millions de minuscules nanostructures ou nanomachines différentes qui ont évolué pendant des millions d'années, explique Alexis Vallée-Bélisle, professeur au Département de chimie de l'UdeM et chercheur principal de l'étude.
Ces structures, dont la taille est souvent 10 000 fois moindre que le diamètre d'un cheveu humain, sont généralement composées de protéines ou d'acides nucléiques. Si certaines sont constituées d'un seul composant ou d'une seule pièce (la plupart du temps des polymères linéaires qui se replient dans une structure spécifique), la plupart d'entre elles sont faites de plusieurs éléments qui s'assemblent spontanément en de grandes structures dynamiques.