Un projet de recherche unique
Bon nombre d’études ont exploré les bienfaits de l’activité physique sur l’odorat, notamment en ce qui a trait à la capacité de récupérer le sens olfactif après un accident ou une infection, tandis que d’autres traitent de la réponse hormonale ou nerveuse suivant la respiration de certaines odeurs.
Cependant, le projet de recherche de Mathieu Cournoyer a ceci de particulier qu’il est le premier à rassembler, aux fins d’analyse, des études qui cherchent à vérifier si certaines odeurs suscitent ou freinent des actions liées à l’activité physique.
Le corpus comprenait 19 études sur le sujet, qui sont fort diversifiées – voire disparates – sur le plan de la méthodologie.
«Nous avons considéré l’activité physique de façon très large, indique le nouveau diplômé. Parce qu’il s’agit d’un sujet novateur, nous n’avons pas pu cibler un type d’activité précis: nous avons surtout découvert qu’il y a une grande variété de protocoles de stimulation olfactive qui ont été utilisés.»
Selon ses travaux, le nombre de participants et participantes allait de 10 à 104 (la plupart étant des jeunes dans la vingtaine en bonne forme physique), le temps durant lequel les sujets humaient l’arôme variait de quelques secondes à cinq minutes, la méthode employée pour faire respirer les odeurs était également différente d’une étude à l’autre – bandes sous le nez, ouate, masque, diffuseur d’huiles essentielles, etc. – et aucune ne constituait une étude comparative. Leur provenance était aussi très diversifiée: États-Unis, Grande-Bretagne, Philippines, Iran, Corée du Sud, Japon, Palestine et Taiwan.