«Les Premiers Peuples font partie de notre histoire et c’est important d’aller à leur rencontre pour échanger», explique Hubert Pichette, étudiant en cinéma à l’UdeM, qui a grandi à Québec près de la communauté huronne de Wendake.
«Uashat mak Mani-utenam est un endroit d’où émane une grande force créatrice qui va au-delà des frontières de Sept-Îles, ajoute-t-il. C’est là que Naomi Fontaine a notamment écrit Manikanetish, où elle met en lumière la persévérance et le courage des élèves auxquels elle enseigne.»
S’il considère qu’une seule journée était bien peu pour présenter l’ensemble des programmes aux jeunes de la communauté, Hubert Pichette a pu leur montrer comment jouer avec la lumière pour modifier l’ambiance. «J’ai beaucoup aimé l’authenticité des jeunes et leur façon innée de communiquer qui passe souvent par l’action. Et j’ai été aussi enchanté de rencontrer des gens qui ont travaillé avec le Wapikoni Mobile ou qui y ont joué dans des pièces de théâtre», souligne-t-il.
Pour Marc-Antoine Bouchard Racine, c’est le désir de partager avec les jeunes et les moins jeunes de la communauté qui l’a incité à être du voyage.
Étudiant de maîtrise en histoire à l’UdeM, il a déjà visité différentes communautés innues de la Côte-Nord afin d’alimenter son intérêt pour l’histoire des relations entre Innus et allochtones. Il a d’ailleurs suivi les quatre cours de langue innue offerts au Centre de langues de l'Université de Montréal.
«Mon souhait était d’inspirer les jeunes, de les encourager à poursuivre leurs études et de leur exposer les différentes possibilités offertes par la discipline, indique l’étudiant. Je leur ai montré qu’il est possible, et même souhaitable, de faire de l’histoire en incluant des perspectives notamment culturelles afin d’enrichir notre compréhension du passé et de nos récits communs.»
C’est entre autres après avoir constaté que des injustices ont été commises à l’endroit des Autochtones que Marc-Antoine Bouchard Racine a voulu réfléchir à ce passé commun et qu’il a choisi d’étudier l’histoire à l’université.
«C’est en confrontant les récits historiques que l’on comprend mieux les enjeux actuels et c’est ce que j’ai partagé avec les jeunes qui sont venus à mon kiosque: c’est en réfléchissant au passé que l’on comprend le présent», conclut-il.
* Les autres représentants de l’UdeM étaient Théo Burelle et Aida Zougari (architecture), Ève-Marie Castilloux et Julie Coulombe (urbanisme et architecture de paysage), Roberto Natale et Mariah Dessureault (sécurité et études policières), Alexis Marion (médecine) et Donald Tolley (Centre étudiant des Premiers Peuples de l’UdeM). Louis-Philippe Gauthier, coordonnateur aux relations avec les Premiers Peuples de la Faculté de médecine, faisait aussi partie de la délégation.