Derrière la rentrée: le personnel de l'UdeM dans le feu de l'action!

En 5 secondes Des membres du personnel de l'UdeM nous parlent de la rentrée vue de l'intérieur, un moment d'effervescence, mais aussi de travail intense.
Julie Trépanier

Dans la série

Rentrée Article 24 / 28

Avec le retour des étudiantes et des étudiants sur les campus, des membres du personnel de l'Université de Montréal nous ouvrent la porte de leur quotidien et nous racontent ce que cette période effervescente signifie pour eux. 

Julie Trépanier: entre 14 bibliothèques et l'arrivée de l'IA 

Chef de service à l'offre de références et de formations à la Direction des bibliothèques, Julie Trépanier chapeaute les techniciens en documentation qui épaulent la communauté étudiante à travers les 14 bibliothèques du réseau de l'UdeM. 

En poste depuis novembre dernier après 17 ans à Bibliothèque et Archives nationales du Québec, elle vit sa première rentrée universitaire, 20 ans après avoir obtenu sa maîtrise en bibliothéconomie à l'UdeM. 

«La fébrilité des nouveaux qui arrivent est palpable, c'est la période des initiations, des activités d'accueil départementales, on entend les groupes qui chantent et qui font de la musique partout, c'est très excitant!» dit-elle avec enthousiasme. 

En amont de la rentrée, elle et son équipe se sont préparées activement à l'arrivée des étudiantes et des étudiants. «Notre personnel a notamment fait l’apprentissage de trois outils liés à l’intelligence artificielle [IA] afin de pouvoir en expliquer les avantages et les désavantages aux différentes clientèles des bibliothèques», précise Julie Trépanier. 

Selon elle, les outils générateurs de contenu, tel ChatGPT, «vont toujours nous offrir une réponse, mais est-ce que la réponse fournie est valide? Il y a encore beaucoup d'hallucinations d'IA, surtout dans les versions gratuites de ces outils. C'est un peu pour ça que nous sommes là: pour que les membres de la communauté puissent comprendre la portée de ces réponses et prendre des décisions éclairées», insiste-t-elle.

Marc Sarrazin: orchestrer la frénésie sportive au CEPSUM

Coordonnateur de la programmation pour enfants et des évènements au CEPSUM, Marc Sarrazin gère les camps de jour, les ligues sportives étudiantes et les sports interfacultaires, à la tête d'une équipe de cinq gestionnaires responsables de 400 employés surnuméraires. 

«La rentrée, c'est beaucoup de demandes en peu de temps, surtout de la part d’étudiantes et d’étudiants qui veulent réserver des plateaux sportifs, d’associations étudiantes qui veulent organiser leur activité d'intégration, de jeunes qui veulent bouger, mentionne-t-il. Nous gérons une quinzaine de ligues, dont le basketball, le volleyball, le hockey, le football drapeau, le tennis, le badminton et même une ligue de Spikeball, pour n’en nommer que quelques-unes.» 

En cours d’année, le principal défi de Marc Sarrazin est de servir une communauté composée de «60 000 personnes avec sept gymnases et deux terrains extérieurs: il faut livrer les plateaux à temps, sans erreur, tout en s'assurant d'avoir la main-d'œuvre nécessaire pour l'animation et l'enseignement», explique-t-il.  

Marc Sarrazin siège aussi à des comités intersectoriels, entre autres avec les villes de Montréal et d'Outremont pour la gestion partagée de plateaux sportifs. 

Ce qui le motive le plus? «Chaque année, c'est différent! J'adore l'énergie des jeunes, ça me permet de rester stimulé», souligne celui qui doit répondre quotidiennement à plus de 100 courriels… dans un délai de 24 à 48 heures! 

Karine Donnelly: accompagner le «choc universitaire»

Conseillère d'orientation aux Services à la vie étudiante depuis 2011, Karine Donnelly en est à sa 15ᵉ rentrée à l'Université de Montréal. Diplômée de l'UQAM, elle a d'abord travaillé en santé mentale et en réinsertion socioprofessionnelle avant de rejoindre l'UdeM. 

«La rentrée, c'est beaucoup de mouvement. Les personnes qui vivent leur première année universitaire vivent un certain choc. Certaines sont surprises par le travail que ça comporte ou par la différence entre ce qu’elles envisageaient et la réalité, indique-t-elle. Il peut y avoir beaucoup de détresse et notre service d’orientation devient presque un service de première ligne en septembre.» 

Elle poursuit: «Au sein de notre service, nous sommes souvent perçus comme le service d’orientation de l’école secondaire, comme si nous allions dire aux jeunes quoi faire. Dans les faits, nous faisons beaucoup de counseling: nous travaillons sur des enjeux comme l'anxiété de performance ou la pression de ne pas savoir ce qu'on veut faire plus tard.» 

Cela dit, sa clientèle ne se limite pas qu’aux étudiantes et étudiants de première année. «Il y en a qui sont en fin de parcours de maîtrise, même au doctorat, qui remettent leur projet en question. Nous voyons aussi de plus en plus de jeunes qui viennent faire un bilan de carrière», raconte-t-elle. 

Karine Donnelly travaille également à former ses collègues, un aspect de sa tâche qui la passionne particulièrement à l'heure où les problèmes de santé mentale chez les jeunes se multiplient.  

«Avant, environ 1 personne sur 10 rapportait des problèmes de santé mentale, mais depuis l’avènement des réseaux sociaux, l'anxiété de performance et la comparaison sociale ont été amplifiées», observe-t-elle.  

Ce qui lui plaît le plus dans son travail? «Avoir un contact privilégié et tisser des liens de confiance. Voir que la personne a appris quelque chose sur elle-même, ce sentiment d'aider quelqu'un, j'aime ça!» s'exclame la conseillère.

Gordien-Bruce Marinkumbu: rassurer avant tout

Agent de prévention et de sécurité, Gordien-Bruce Marinkumbu vit sa sixième rentrée à l'UdeM. Son travail: sécuriser les biens et les lieux, protéger les bâtiments et orienter les nouveaux qui découvrent le campus de la montagne. 

«Ce qui nous met dans l'ambiance de la rentrée, c'est de voir les étudiantes et les étudiants arriver, dit-il. J’aime les aider à s’orienter dans les différents lieux, dont certains sont plus difficiles d’accès en raison des travaux de construction et de réfection qui ont cours sur le campus.» 

Un message qu'il tient à transmettre: «Les étudiants sont nos clients, nous sommes là pour eux. Pas pour jouer à la police, mais pour les aider et les protéger!» rappelle-t-il. 

Ce qu'il aime dans son travail, c'est sa polyvalence, de la patrouille aux interventions d'urgence, comme lorsqu'une personne est prise d'un malaise et qu'il faut coordonner les secours. 

Marie-Ève Denis: un retour aux sources pour la psychologue

Fraîchement arrivée au Centre de santé et de consultation psychologique après 18 ans dans le réseau public, la psychologue Marie-Ève Denis vit sa toute première rentrée à titre d'employée de l'UdeM – mais c’est un retour à son alma mater pour celle qui y a obtenu d’abord son baccalauréat, puis sa maîtrise en 2003. 

«La rentrée, c'est l'effervescence de voir les jeunes qui rendent le campus principal vivant et plein d’énergie, dit-elle. C'est aussi une période qui peut être stressante pour eux et qui peut nuire à la santé mentale. Notre équipe est là pour offrir des suivis psychologiques; en cas de besoin, il suffit de faire une demande, en personne ou en ligne.» 

Dans son travail, la rentrée se traduit aussi par un vent de renouveau dans l'équipe. «Il y a plus de demandes, ça bouge un peu plus, même sur le plan de l'énergie de l'équipe. On recommence les projets, les activités, les internes arrivent», ajoute Marie-Ève Denis. 

Ce qu'elle préfère dans son travail? «Faire la rencontre des étudiantes et des étudiants, les aider et les soutenir dans leur parcours de formation et de vie», répond-elle. 

Edwin Barillas Monzon: l’entretien, un travail discret et essentiel

Préposé aux services généraux à la Direction des immeubles depuis un an et demi, Edwin Barillas Monzon veille à l’entretien du pavillon Marie-Victorin, après avoir été affecté au pavillon 3200, rue Jean-Brillant. 

Son travail est parfois peu visible, mais ô combien essentiel: montage et démontage d’installations, entretien des toilettes, remplacement des appareils d’éclairage, gestion des poubelles et du recyclage et décapage des planchers durant l'été – la tâche la plus exigeante, selon lui.  

«Ce que j'aime dans mon quotidien, c'est l'organisation, le système. C'est tranquille aussi: il faut accomplir son travail avec assiduité, mais il n'y a pas de pression indue comme ce que j'ai déjà vécu ailleurs», laisse-t-il tomber. 

Le contact avec la communauté étudiante fait aussi partie de ce qu'il apprécie. «C'est gratifiant de travailler avec des jeunes, pour une communauté comme celle de l'Université de Montréal», conclut le préposé.

Partager