Selon l’Organisation mondiale de la santé, plus d’un quart de la population adulte n’est pas suffisamment active et cette proportion a augmenté dans les pays à revenu élevé. Les médecins, considérés comme des sources fiables d'information, peuvent prodiguer des conseils adaptés à l’état de santé de leurs patients. Mais les médecins au Québec ont-ils le temps, durant leurs consultations, de promouvoir l’activité physique et leurs conseils ont-ils évolué au cours de la dernière décennie?
Ce sont les questions auxquelles ont voulu répondre Suzanne Laberge, professeure à l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de l’Université de Montréal, Véronique Gosselin et Kim Lestage, diplômées de cette école, Miguel Chagnon, statisticien au Département de mathématiques et de statistique de l’UdeM, et Claude Guimond, responsable de la formation continue à la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, dans une récente étude.
L'objectif de cette étude était d'analyser la fréquence des conseils donnés en matière d’activité physique par les médecins omnipraticiens du Québec entre 2010 et 2020. En 2010, 702 médecins ont rempli un questionnaire sur la fréquence de promotion de l’activité physique auprès de leurs patients, les obstacles perçus, les améliorations à apporter et leur propre pratique sportive. Ils avaient aussi à fournir des informations sociodémographiques. En 2020, ce même questionnaire a été repris pour voir l’évolution de leur promotion de l’activité physique et 794 médecins l’ont alors rempli.
S’il y a eu une augmentation significative du nombre de médecins de famille faisant la promotion de l'activité physique au Québec, elle a été principalement orientée vers la prévention secondaire.