L'équipe canadienne est dirigée par l'Observatoire du Mont-Mégantic et son laboratoire d'astrophysique expérimentale, sous le leadership de René Doyon, cochercheur principal de l'équipe et professeur d’astrophysique à l’UdeM.
Le projet comprend aussi des travaux de conception menés par le Centre de recherche Herzberg en astronomie et en astrophysique du Conseil national de recherches du Canada, qui collabore étroitement avec l'équipe scientifique canadienne d'ANDES, codirigée par Kim Venn, de l'Université de Victoria, l'autre cochercheuse principale du projet.
L'équipe canadienne travaille à la mise au point du spectrographe proche infrarouge ainsi que de l'optique adaptative et des systèmes de contrôle et de la réduction des données, en plus de rendre disponible du personnel scientifique hautement qualifié.
Les objectifs ambitieux d'ANDES, telles la détection de signatures de vie dans les atmosphères des exoplanètes et l'étude des premières étoiles de l'Univers, sont en parfaite adéquation avec les recherches de pointe menées par les scientifiques canadiens, en particulier à l'Institut Trottier de recherche sur les exoplanètes de l'UdeM, le plus important centre de recherche sur les exoplanètes au Canada.
Cette collaboration met en évidence les solides capacités du Canada dans le domaine de l'astronomie infrarouge et souligne le leadership du pays en matière de recherche astrophysique et son engagement à faire progresser notre compréhension de l'Univers.
«ANDES aura des retombées significatives dans toutes les branches de l'astrophysique grâce à sa capacité unique à détecter les signatures spectrales de la vie dans l'atmosphère d'exoplanètes potentiellement habitables situées près du Soleil, explique René Doyon. Il incitera également la communauté astronomique canadienne à utiliser l'ELT, qui devrait être opérationnel dans quelques années.»
C’est grâce à l'expertise poussée en infrarouge acquise par le Laboratoire d’astrophysique expérimentale de l'Observatoire du Mont-Mégantic que la participation canadienne a été sollicitée: «Cette participation permet aux scientifiques canadiens de contribuer à la conception et à la construction d'un instrument destiné au plus grand télescope du monde, offrant ainsi aux astronomes du pays un temps d'observation précieux pour approfondir notre compréhension de l'Univers», ajoute l’astrophysicienne Frédérique Baron, gestionnaire de projet de l'équipe canadienne de l'instrument à l'UdeM.