La première réserve internationale de ciel étoilé
S’il existe aujourd’hui 2 réserves de ciel étoilé aux États-Unis et 15 en Europe, la région entourant le mont Mégantic est devenue en 2007 la toute première réserve internationale de ciel étoilé certifiée par l’association DarkSky International.
«Une réserve internationale de ciel étoilé est un espace de grande étendue jouissant d’un ciel étoilé d’une qualité exceptionnelle et qui fait l’objet d’une protection à des fins scientifiques, éducatives et culturelles ou dans un but de préservation de la nature», explique Frédérique Baron, gestionnaire de projets d’instruments au Laboratoire d’astrophysique expérimentale de l’OMM et chargée de cours au Département de physique de l’UdeM.
Pour être reconnue comme réserve internationale de ciel étoilé, une région doit comprendre une zone cœur où la noirceur naturelle est préservée au maximum de telle sorte que la Voie lactée est visible durant une nuit typique, ainsi qu'une région périphérique où les administrations publiques, les individus et les entreprises s’engagent à protéger le ciel étoilé à long terme.
La naissance de la RICEMM est le fruit de gestes individuels et collectifs qui ont permis, entre autres, de convertir plus de 3300 luminaires dans 17 municipalités pour réduire la pollution lumineuse de plus du tiers (35 %). Aujourd’hui, la RICEMM compte sur la participation de 33 villes et villages environnants qui ont mis en place des règlements sur l’éclairage extérieur.
«Cette initiative a permis à l’Observatoire de continuer ses activités, qui ont une incidence directe sur la science au Québec, poursuit Frédérique Baron, qui est aussi directrice adjointe de l’Institut Trottier de recherche sur les exoplanètes (iREx) et de l’OMM. De plus, elle a permis à la région d’économiser près de deux gigawattheures d’électricité par année!»