Repenser les batteries
La doctorante travaille précisément sur de nouveaux matériaux utilisables dans des batteries dites solides. Actuellement, les électrolytes des batteries – ces substances qui permettent aux ions de circuler – sont surtout composés de liquides ou de gels, ce qui les rend potentiellement inflammables. Or, Dounia Shaaban Kabakibo s’intéresse au potentiel des cristaux.
«Quand on parle de cristal, on parle d’un arrangement d’atomes qui se répète dans l’espace de manière périodique, comme dans le cas du diamant, explique la chercheuse. Ces matériaux solides prolongent le cycle de vie des batteries tout en les rendant plus sécuritaires par la diminution des risques d’incendie. Ils pourraient également offrir une meilleure densité d’énergie, permettant ainsi de concevoir des batteries plus légères.»
Ce type de batteries plus durables et efficaces aurait de nombreuses applications dans un monde de plus en plus alimenté par l’électricité, notamment dans l’industrie automobile. «Nous ne sommes pas encore rendus à produire ces batteries à l’échelle industrielle, les matériaux ne sont pas encore optimaux, mais je suis convaincue que nous allons y arriver», dit-elle.