Possibilités et projections pour l'avenir en éducation
À la première question sur les possibilités et défis de l'IA en éducation, les trois panélistes ont offert des perspectives complémentaires. Selon Valérie Pisano, nous vivons «une très grande transition avec l’IA, qui n’est pas juste une technologie: les changements qui vont en découler vont perdurer à travers les générations et nous sommes la génération pionnière».
Aussi prévoit-elle que le rôle de l'enseignant évoluera vers celui de facilitateur d'expérience plutôt que transmetteur de connaissances.
Bruno Poellhuber, qui se qualifie de «geek optimiste», voit dans l'IA un outil précieux pour le personnel enseignant. «La question de savoir s’il faut ou non avoir recours à l’intelligence artificielle en éducation ne devrait pas se poser, estime-t-il. L'IA peut aider à faire des choix pédagogiques, concevoir du matériel, élaborer des plans de cours entre autres.» D’après une étude qu’il a réalisée en novembre 2023, peu de professeurs et professeures d’université utilisaient alors l'IA dans leur travail, mais une deuxième phase de l’étude est en cours afin de suivre l’évolution de la situation à ce chapitre.
Quant à Normand Roy, il a mis l'accent sur les applications pratiques, notamment la rétroaction rapide et personnalisée pour l'acquisition des compétences, ainsi que l'utilisation de tableaux de bord pour prédire le décrochage scolaire et les abandons.