Gérer l’exceptionnel
David Dulude est surintendant du secteur voirie-terrain à la Division des services à la communauté de la DI depuis près de deux ans et demi. Il a supervisé la dernière opération de déneigement. Diplômé en éducation physique de l'UdeM, il a fait un virage vers la gestion d’établissements sportifs, domaine où il a travaillé pendant 25 ans. Passionné de cyclisme professionnel, il a également entraîné des athlètes de haut niveau.
Ce parcours atypique n'est pas sans lien avec sa gestion du déneigement. Sa stratégie? Créer un esprit d’équipe et inciter ses troupes à se surpasser tout en veillant à leur sécurité. Devant un défi de taille, il n’a pas été déçu des performances de ses «athlètes» de la mécanique et de la pelle. D’ailleurs, il n’est pas novice en matière de déneigement: «Mon père était déneigeur! Je suis tombé dedans quand j’étais petit!» dit-il.
Son équipe, qu'il compare à une formation de hockey, comptait trois «capitaines» qui se relayaient pour gérer les opérations 24 heures sur 24. Son «gardien de but», en l’occurrence son mécanicien, était en fonction 16 heures par jour pour réparer l’équipement constamment en panne ou endommagé par les conditions extrêmes. Et bien sûr, ses «joueurs»: 15 employés de la voirie, rejoints par 11 préposés aux services généraux (du cireur de plancher aux soudeur, menuisier, peintre ou maçon), tous mobilisés pour déneiger le lieu. Dévoués, ils ont travaillé sans relâche, surmontant la fatigue et les longues heures en poste. Certains ont même dû dormir sur place, incapables de rentrer chez eux et de revenir à temps pour leur prochain quart.